
Veuillez noter que certains documents dans cette section sont offerts en format PDF. Si vous désirez recevoir ces documents sous un autre format, contactez-nous. Si vous ne disposez pas d'un logiciel pour visionner les fichiers PDF, vous pouvez en télécharger un sans frais à partir du site Web Adobe®.
Droit d'auteur et droit de reproduction
Juillet 2008
Liste des figures et des tableaux
Figures
Tableaux
Liste des sigles et des abréviations
Avant-propos
Résumé
1. Introduction
1.1 L'Office national de l'énergie
1.2 Indicateurs de rendement
1.2.1 Sécurité, intégrité et environnement
1.2.2 Signalement
1.3 Organismes de référence
2. Analyse du rendement des pipelines
2.1 Accidents mortels
2.2 Blessures
2.2.1 Analyse détaillée des blessures
2.3 Ruptures
2.4 Activités non autorisées sur les lieux de pipelines
2.5 Rejets, fuites et déversements de liquides
2.6 Rejets et fuites de gaz
2.7 Incidents à signaler (ONÉ)
3. Conclusion
Glossaire
Annexe un
A1 Organismes de référence et source des données
A1.1 Ressources humaines et développement des compétences Canada
(RHDCC)
A1.2 Energy Resources Conservation Board (ERCB)
A1.3 Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP)
A1.4 Pipe Line Contractors Association of Canada (PLCAC)
A1.5 Département américain du Transport, Pipeline and Hazardous Material Safety Administration - Office of Pipeline Safety (PHMSA)
A1.6 Département américain du Travail - Bureau of Labor Statistics (BLS)
A1.7 European Gas Pipeline Incident Data Group (EGIG)
A1.8 Organisation européenne des compagnies pétrolières pour
l'environnement, la santé et la sécurité (CONCAWE)
A1.9 International Association of Oil and Gas Producers (OGP)
Annexe deux
A2 Critères de signalement et définitions de « blessure »
Annexe trois
A3 Données brutes
| 2.1 | Accidents mortels sur des pipelines réglementés par l'ONÉ |
| 2.2 | Comparaison des taux de fréquence de blessures signalées à l'ONÉ |
| 2.3 | Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les travailleurs |
| 2.4 | Taux de fréquence de blessures - Pipelines de liquides réglementés par l'ONÉ |
| 2.5 | Taux de fréquence de blessures - Gazoducs réglementés par l'ONÉ |
| 2.6 | Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les employés |
| 2.7 | Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les entrepreneurs |
| 2.8 | Ruptures de pipelines réglementés par l'ONÉ |
| 2.9 | Principales causes de rupture de pipelines réglementés par l'ONÉ |
| 2.10 | Comparaison des ruptures, selon la cause |
| 2.11 | Comparaison du taux de fréquence de rejets de liquides à partir du corps de la canalisation |
| 2.12 | Comparaison volume-fréquence des rejets de liquides à partir du corps de la canalisation |
| 2.13 | Taux de fréquence de fuites de liquides liées à l'exploitation - Pipelines réglementés par l'ONÉ |
| 2.14 | Comparaison des taux de fréquence de rejets de gaz à partir du corps de la canalisation |
| 2.15 | Taux de fréquence de fuites de gaz liées à l'exploitation - Gazoducs réglementés par l'ONÉ |
| 2.16 | Incidents pipeliniers à signaler en vertu du RPT, selon le type d'occurrence |
| 2.17 | Incidents pipeliniers à signaler en vertu du RPT, selon le type d'incident |
| 1 | Comparaison des indicateurs de rendement |
| 2.1 | Blessures graves subies par des entrepreneurs signalées en vertu du RPT-99 (2000-2006) |
| 2.2 | Blessures graves subies par des entrepreneurs, selon la cause (2000-2006) |
| 2.3 | Cas de non-conformité observés pendant des inspections de sécurité par l'ONÉ |
| 2.4 | Principales causes de rupture des pipelines réglementés par l'ONÉ |
| 2.5 | Activités non autorisées le long des emprises |
| 2.6 | Rejets de liquides à partir du corps de la canalisation |
| 2.7 | Fuites de liquides liées à l'exploitation |
| 2.8 | Déversements de liquides non liés à des produits sur des pipelines de liquides et de gaz réglementés par l'ONÉ |
| 2.9 | Rejets et fuites sur des gazoducs réglementés par l'ONÉ |
| A2.1 | Comparaison des critères de signalement des ruptures |
| A2.2 | Définitions de « blessure » selon les sources de données comparatives |
| A2.3 | Comparaison des critères de signalement des rejets de liquides |
| A2.4 | Comparaison des critères de signalement des rejets de gaz |
| A3.1 | Statistiques sur les pipelines réglementés par l'ONÉ |
| A3.2 | Données sur les blessures pour les pipelines réglementés par l'ONÉ |
| A3.3 | Statistiques des organismes de référence |
| A3.4 | Données sur la fréquence des blessures (nombre de blessures par 200 000 heures travaillées) |
| ACPP | Association canadienne des producteurs pétroliers |
| BLS | Département américain du Travail - Bureau of Labor Statistics |
| CJLEF | Cas entraînant des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste |
| CONCAWE | Organisation européenne des compagnies pétrolières pour l'environnement, la santé et la sécurité |
| CPJT | Association canadienne de normalisation |
| CSA | Association canadienne de normalisation |
| EGIG | European Gas Pipeline Incident Data Group |
| ERCB | Energy Resources Conservation Board (anciennement l'Alberta Energy and Utilities Board) |
| ÉTP | Équivalent temps plein |
| LGN | Liquides de gaz naturel |
| LOPC | Loi sur les opérations pétrolières au Canada |
| OGP | International Association of Oil and Gas Producers |
| ONÉ | Office national de l'énergie |
| Partie II du CCT | Partie II du Code canadien du travail - Santé et sécurité au travail |
| PHMSA | Pipeline and Hazardous Material Safety Administration |
| PLCAC | Pipe Line Contractors Association of Canada |
| RHDCC | Ressources humaines et développement des compétences Canada |
| RPT-99 | Règlement de 1999 sur les pipelines terrestres |
| SCIAN | Système de classification des industries de l'Amérique du Nord |
Le rapport Gros plan sur la sécurité et l'environnement - Analyse comparative du rendement des pipelines 2000-2006 fait état du nombre et de la fréquence des divers incidents qui ont des répercussions sur l'intégrité et la sécurité des pipelines, et sur l'environnement. Le rapport a pour principal objectif d'évaluer le rendement des pipelines appartenant aux sociétés réglementées par l'Office national de l'énergie au fil du temps et par rapport au rendement des pipelines relevant d'autres administrations.
Le premier rapport annuel sur les indicateurs de rendement, intitulé Gros plan sur la sécurité - Analyse comparative du rendement des pipelines en matière de sécurité, a paru en avril 2003. La présente édition du rapport, soit la sixième, présente les données pour la période allant du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2006.
L'Office sollicite constamment l'avis et la rétroaction des parties prenantes au sujet de l'utilité du rapport et des améliorations qu'il pourrait y apporter. Veuillez adresser vos commentaires ou questions au sujet du rapport, en français ou en anglais, à la personne dont le nom suit :
Madame Nadia McCarthy
Secteur des opérations
Office national de l'énergie
444, Septième Avenue S.-O
Calgary (Alberta)
T2P 0X8
Téléphone : 403-299-3690
Sans frais : 1-800-899-1265
Fax : 403-292-5503
Les pipelines sillonnent le pays sur des milliers de kilomètres et, pour plus de 45 000 kilomètres, ils sont assujettis à la réglementation de l'Office national de l'énergie (l'Office ou l'ONÉ). Le rôle de l'Office est de promouvoir la séurité des travailleurs, la sécurité de la population canadienne en général et la protection de l'environnement.
Un des moyens que prend l'Office pour promouvoir la sécurité des pipelines est de demander aux 104 sociétés qu'il réglemente de lui remettre les données sur leur rendement pour ce qui est des accidents du travail, des heures de travail ainsi que des fuites et déversements d'hydrocarbures. L'Office analyse ces données et s'en sert pour produire des indicateurs de rendement. Ces derniers permettent de repérer les tendances au sein de l'industrie de même qu'à évaluer le rendement individuel des sociétés comparativement à la moyenne de l'industrie. De plus, l'Office s'inspire de ces indicateurs pour élaborer ses plans de vérification de la conformité de l'exploitation, notamment en vue d'affecter ses ressources de vérification de la conformité là où elles seront les plus utiles. Ces indicateurs révèlent que les pipelines demeurent une méthode sûre pour l'acheminement des vastes quantités de produits énergétiques dont les Canadiennes et les Canadiens ont besoin pour se chauffer, faire le plein de leurs véhicules et faire tourner l'économie.
L'Office utilise huit indicateurs clés pour déterminer le rendement des sociétés qu'il règlemente dans les domaines de la sécurité des travailleurs, des programmes de gestion de l'intégrité et de la protection de l'environnement. Ces indicateurs de rendement et les constatations de l'Office pour 2006 sont présentés ci-après :
Les données présentées dans ce rapport et l'analyse qui en découle sont utilisées par l'Office national de l'énergie pour prioriser ses activités de vérification de la conformité, notamment les vérifications et les inspections. La sécurité, l'intégrité des installations et l'environnement font partie du mandat de l'Office depuis près de 50 ans. L'Office s'inquiète du nombre croissant de blessures dont le rapport fait état et il continuera de surveiller ces questions et de collaborer de près avec l'industrie afin d'améliorer la sécurité sur les chantiers. L'ONÉ participe activement à l'élaboration de normes, à des recherches sur les pipelines et à la création de programmes de sensibilisation, en plus de créer des partenariats avec d'autres organismes de réglementation, pour ainsi faire sa part dans la promotion de la sécurité et de la protection de l'environnement.
Il s'est engagé à faire preuve de la plus grande vigilance en matière d'activités pipelinières et de tous leurs aspects.
Tableau 1 - Comparaison des indicateurs de rendement*
| Indicateurs de rendement | 2005 | 2006 | Moyenne de 2000 à 2006 |
|---|---|---|---|
| Nombre d'accidents mortels (chez les employés de société, les entrepreneurs et des tiers) | 0 | 0 | 0 |
| Taux de fréquence de blessures chez les travailleurs (blessures par 200 000 heures) | 0,7 | 1,5 | 1,0 |
| Taux de fréquence de blessures chez les entrepreneurs (blessures par 200 000 heures) | 1,1 | 1,6 | 2,2 |
| Taux de fréquence de blessures chez les employés (blessures par 200 000 heures) | 0,6 | 1,5 | 0,6 |
| Taux de fréquence de blessures chez les travailleurs - pipelines de liquides (blessures par 200 000 heures) | 0,9 | 1,6 | 1,5 |
| Taux de fréquence de blessures chez les travailleurs - gazoducs (blessures par 200 000 heures) | 0,7 | 1,5 | 0,9 |
| Nombre de ruptures de pipeline | 0 | 0 | 0,9 |
| Nombre de contacts avec des pipelines | 1 | 1 | 1,4 |
| Taux de fréquence de rejets de liquides à partir du corps de la canalisation (nombre de rejets par 1 000 km) | 0,1 | 0,3 | 0,1 |
| Volume-fréquence des rejets de liquides à partir du corps de la canalisation (m3 de liquides répandus par 1 000 km) | 17,8 | 2,5 | 35,7 |
| Nombre de fuites de liquides liées à l'exploitation (sur des pipelines de liquides) | 51 | 38 | 43,6 |
| Taux de fréquence de fuites de liquides liées à l'exploitation (nombre de fuites par 1 000 km de pipelines de liquides) | 3,1 | 2,6 | 2,8 |
| Taux de fréquence de rejets de gaz à partir du corps de la canalisation (nombre de rejets par 1 000 km de gazoducs) | 0,1 | 0,0 | 0,1 |
| Nombre de fuites de gaz liées à l'exploitation (sur des gazoducs) | 19 | 21 | 18,1 |
| Taux de fréquence de fuites de gaz liées à l'exploitation (nombre de fuites de gaz par 1 000 km de gazoducs) | 0,7 | 0,7 | 0,7 |
| Nombre de déversements non pipeliniers (déversements de liquides survenus pendant la construction et l'entretien) | 48 | 124 | 81 |
| Nombre d'incidents (dont le signalement est exigé aux termes du RPT-99) | 39 | 37 | 37,6 |
| * Les indicateurs de rendement sont définis dans le glossaire. | |||
L'Office, sous le régime du Règlement de 1999 sur les pipelines terrestres (RPT-99), réglemente 104 sociétés pipelinières qui exploitent environ 45 000 kilomètres d'oléoducs, de gazoducs et de productoducs à la grandeur du Canada, soit un réseau pipelinier qui compte des gazoducs, des oléoducs et des pipelines de produits pétroliers à haute pression et de grand diamètre (jusqu'à 48 pouces), des pipelines de faible diamètre (normalement de 4 à 12 pouces) et un certain nombre de productoducs.
L'ONÉ a pour raison d'être de promouvoir, dans l'intérêt public canadien, la sûreté et la sécurité, la protection de l'environnement et l'efficience de l'infrastructure énergétique, en vertu du mandat conféré par le Parlement au chapitre de la réglementation des pipelines, de la mise en valeur des ressources énergétiques et du commerce de l'énergie.
L'ONÉ exerce d'autres fonctions de réglementation aux termes de la Loi sur les opérations pétrolières au Canada (LOPC), en ce qui concerne les activités d'exploration et de production gazières et pétrolières qui sont menées dans le Nord (sauf au Yukon) et dans les zones extracôtières non assujetties à un accord fédéral-provincial de gestion conjointe. Certaines données relatives aux activités réglementées en vertu de la LOPC sont énoncées dans le présent rapport à titre comparatif.
Parmi les autres aspects du mandat de l'Office se trouvent la réglementation des usines à gaz aux termes du Règlement de l'Office national de l'énergie sur les usines de traitement et de certaines lignes internationales et interprovinciales de transport d'électricité. L'Office joue en outre un rôle de premier plan, en collaboration avec Ressources naturelles Canada, dans le fonctionnement efficace des infrastructures canadiennes d'approvisionnement énergétique et, depuis 2005, a la responsabilité d'assurer la sûreté de l'infrastructure énergétique de ressort fédéral.
Pour les besoins des comparaisons, le terme « pipeline », tel qu'il est employé dans le présent rapport, englobe les branchements, prolongements, citernes, réservoirs, installations de stockage ou de chargement, canalisations, pompes, vannes, rampes de chargement et compresseurs qui font partie intégrante de l'exploitation d'un pipeline d'hydrocarbures. Les données sur le rendement figurant dans le rapport ne concernent que les pipelines d'hydrocarbures liquides et les gazoducs. L'ONÉ n'y traite pas des productoducs, des usines à gaz, des lignes de transport d'électricité et de la sûreté.
Les indicateurs de rendement fournissent de l'information sur les tendances et sont utilisés par les industries et l'administration publique pour évaluer le rendement par rapport à celui d'autres secteurs durant une période donnée. Les analyses comparatives et les tendances sectorielles revêtent un intérêt particulier car elles fournissent des indications précieuses au sujet de l'efficacité des systèmes de gestion de la sécurité, de l'intégrité et de l'environnement. Pour sa part, l'ONÉ se sert des indicateurs de rendement pour améliorer ses programmes de contrôle de la conformité à la réglementation, en déterminant les domaines qui appellent une plus grande vigilance sur le plan de la surveillance et ceux qu'il pourrait être justifié d'en exiger moins.
Dans le présent rapport, l'Office présente des renseignements sur huit indicateurs de rendement pour apprécier i) la sécurité des travailleurs du secteur pipelinier, ce qui comprend les employés de société et les entrepreneurs, ii) l'efficacité des programmes de gestion de l'intégrité des pipelines et iii) la protection de l'environnement.
Ces indicateurs de rendement sont les suivants :
Les données présentées dans ce rapport ont été communiquées soit à titre volontaire, soit en réponse aux exigences de signalement obligatoire du RPT-99. En août 2007, l'ONÉ a adressé une lettre à toutes les sociétés assujetties à sa loi habilitante, la Loi sur l'Office national de l'énergie, pour leur demander de soumettre volontairement les données sur le rendement en 2006 concernant les accidents du travail et les heures travaillées, autant pour les employés que pour les entrepreneurs, les heures de formation en sécurité reçue par les employés de sociétés, et les fuites et déversements. Bien que certaines sociétés n'aient pas soumis les données demandées, celles qui l'ont fait représentent environ 98 % de la longueur totale des pipelines que l'Office réglemente.
Il importe de noter que la participation des sociétés à cette initiative est d'une importance capitale. En effet, il est difficile d'arriver à des conclusions représentatives de l'ensemble du secteur pipelinier canadien si des entreprises n'y participent pas. L'analyse des données présentées à titre volontaire aide l'Office et les sociétés qu'il règlemente à mieux comprendre les caractéristiques du rendement en matière de sécurité, d'intégrité et d'environnement. Le lecteur trouvera à l'annexe A3 la liste des sociétés qui ont soumis des renseignements volontairement pour 2006 et le nombre de kilomètres de pipelines visés par les signalements chaque année.
Les indicateurs de rendement de l'ONÉ sont comparés à ceux d'autres organismes lorsque les données d'analyse sont semblables. Les données des organismes externes, utilisées à des fins de comparaison, se fondent principalement sur des documents accessibles au public dans Internet et des rapports publiés. Certaines données particulières ont été recueillies par correspondance avec des organismes de référence. Des comparaisons sont établies entre les indicateurs de rendement de l'ONÉ et les données des organismes suivants :
Des détails sur les organismes de référence, notamment leur adresse Internet et les sources de données, sont présentés à l'anexe A-1.
Les accidents mortels ont un effet dévastateur immédiat sur les familles des victimes, les collectivités, les sociétés et le secteur pipelinier dans son ensemble. Ils peuvent aussi avoir l'effet d'un catalyseur en amenant des changements aux lois, aux règlements, ainsi qu'aux codes et aux normes du secteur.
Les données sur les accidents mortels fournies par les sociétés réglementées par l'ONÉ sont réparties en trois catégories.
La figure 2.1 présente le nombre et les causes de tous les accidents mortels signalés sur les pipelines réglementés par l'ONÉ depuis 1991. L'année 2006 est la neuvième année consécutive durant laquelle aucun accident mortel n'est survenu sur des pipelines réglementés par l'ONÉ[1]. Les accidents mortels signalés de 1991 à 1997 mettaient en cause des entrepreneurs et s'étaient produits au cours de travaux de construction. Depuis 1997, aucun accident mortel n'est survenu, malgré la construction de plusieurs nouveaux pipelines sur des centaines de kilomètres et la réalisation de divers projets d'agrandissement.
[1] Il y a bien eu un accident mortel en 2005 sur un chantier pipelinier relevant de la compétence de l'ONÉ, mais il a été déterminé que l'accident en queståion avait été le résultat d'un trouble médical.
Figure 2.1 - Accidents mortels sur des pipelines réglementés par l'ONÉ
Comparativement aux autres modes de transport ou industries énergétiques, l'industrie pipelinière continue d'afficher des résultats enviables en matière de sécurité. D'après des statistiques de RHDCC portant sur les industries de compétence fédérale en 2005, seul le secteur bancaire affiche une fréquence de blessures moindre que le secteur pipelinier.
Pour les besoins du présent rapport, les données sur les blessures fournies par les sociétés réglementées par l'ONÉ sont réparties en trois catégories :
Blessures - Employés de sociétésLes taux de fréquence de blessures subies par les employés de société, les entrepreneurs et les travailleurs sur les pipelines réglementés par l'ONÉ de 2000 à 2006 sont signalés en application du RPT-99 ou volontairement. Ces données comprennent les blessures entraînant une perte de temps de travail et des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste, mais excluent les accidents mortels. Le taux de fréquence des blessures correspond au nombre de blessures par 200 000 heures de travail. Cet indicateur de fréquence est largement utilisé dans le secteur de la santé-sécurité et il est l'équivalent du nombre d'heures travaillées par 100 employés équivalent temps plein (ÉTP) en un an.
Tel qu'il est indiqué dans la figure 2.2, le taux de fréquence de blessures chez les travailleurs a augmenté de 0,72 blessure par 200 000 heures en 2005 à 1,55 en 2006, la moyenne sur sept ans se situant à 1,02 blessure par 200 000 heures pour l'ensemble des travailleurs. En 2006, pour la première fois depuis que le rapport est publié, on a signalé un taux de fréquence de blessures chez les employés de société presque identique à celui des entrepreneurs. Il n'est pas possible pour l'instant d'expliquer l'origine de ce nombre sans précédent de blessures subies par les employés de société. Des facteurs tels l'activité plus intense, le manque d'expérience des employés, la complexité des travaux, le manque de ressources (qui se traduit par des heures supplémentaires), la formation inadéquate et de piètres programmes d'évaluation des risques pourraient avoir contribué au taux de fréquence élevé observé en 2006.
Figure 2.2 - Comparaison des taux de fréquence de blessures signalées à l'ONÉ
Comparaison de la fréquence de blessures
La figure 2.3 compare le taux de fréquence de blessures chez les travailleurs dans le cas des pipelines réglementés par l'ONÉ aux taux correspondants signalés en vertu de la LOPC ou par l'ACPP et l'OGP de 2000 à 2006.
Figure 2.3 - Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les travailleurs
Le taux de fréquence de blessures enregistré pour tous les travailleurs sur des pipelines réglementés par l'ONÉ tend à être plus élevé que celui des travailleurs affectés aux activités assujetties à la LOPC, et cette tendance s'est maintenue en 2006. Pour la première fois depuis que le rapport est publié, le taux de fréquence des blessures des travailleurs est plus élevé que celui que l'ACPP a signalé en 2006. Il est également important de noter que les données de l'ACPP indiquent un fléchissement constant depuis 2000. Pour sa part, l'OGP signale des taux de fréquence très semblables au cours des cinq dernières années, contrairement à l'ONÉ, qui fait état d'un taux croissant durant les trois dernières années.
Le tableau A2.2 à l'annexe A2 résume les définitions de « blessure » utilisées par l'ONÉ et les organismes de référence. D'une manière générale, toutes les définitions renvoient à l'incapacité du travailleur de se présenter au travail le jour suivant l'accident ou de s'acquitter efficacement de toutes ses fonctions normales. Le tableau A3.2 de l'annexe A3 présente un résumé à compter de l'année 2000 des heures de travail effectuées par les employés de société et les entrepreneurs, ainsi que du nombre de blessures survenues.
Pour mieux comprendre les taux de fréquence de blessures signalés, nous avons inclus une ventilation plus détaillée permettant de constater la fréquence des blessures subies par les entrepreneurs et les employés de société, les types et les causes de blessure grave chez les entrepreneurs et enfin, les cas de non-conformité observés par l'ONÉ pendant des activités de construction. Afin de permettre une analyse sectorielle des données sur les blessures, certaines des données ont été divisées en deux groupes : blessures survenues sur un pipeline de liquides et blessures survenues sur un gazoduc.
Blessures survenues sur des pipelines de liquides réglementés par l'ONÉ
Les pipelines de liquides comprennent les oléoducs et les pipelines servant au transport de produits raffinés et de liquides de gaz naturel (LGN). La figure 2.4 illustre les taux de fréquence de blessures survenues sur des pipelines de liquides réglementés par l'ONÉ pour les entrepreneurs, les employés de société et tous les travailleurs. Il est à noter qu'aucune blessure n'a été signalée chez les entrepreneurs ou les employés de société en 2002.
Figure 2.4 - Taux de fréquence de blessures - Pipelines de liquides réglementés par l'ONÉ
La fréquence des blessures chez les entrepreneurs travaillant sur des pipelines de liquides en 2006, soit 2,34 blessures par 200 000 heures, a augmenté pour se situer au niveau le plus élevé signalé en cinq ans, bien qu'elle demeure inférieure à la moyenne sur sept ans de 3,58. La fréquence des blessures chez les employés de société travaillant sur des pipelines de liquides en 2006 a elle aussi grimpé aux niveaux les plus élevés en cinq ans.
Blessures survenues sur des gazoducs réglementés par l'ONÉ
La figure 2.5 présente les taux de fréquence de blessures survenues sur des gazoducs réglementés par l'ONÉ pour les entrepreneurs, les employés de société et tous les travailleurs.
Figure 2.5 - Taux de fréquence de blessures - Gazoducs réglementés par l'ONÉ
La fréquence des blessures chez les entrepreneurs travaillant sur des gazoducs en 2006, soit 1,3 blessure par 200 000 heures, a augmenté par rapport à 2004 et 2005, bien qu'elle soit inférieure à la moyenne sur sept ans de 2,1. La fréquence des blessures chez les employés de société travaillant sur des gazoducs en 2006 a connu une hausse et s'est située au niveau le plus élevé depuis sept ans. De plus, pour la première fois depuis que le rapport est publié, la fréquence des blessures chez les employés de société est plus élevée que celle des entrepreneurs.
Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les employés
La figure 2.6 compare le taux de fréquence de blessures chez les employés de sociétés pipelinières réglementées par l'ONÉ aux taux correspondants des organismes de référence pour la période de 2000 à 2006.
Figure 2.6 - Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les employés
Le nombre de blessures chez les employés des sociétés pipelinières réglementées par l'ONÉ a connu une hausse marquée entre 2005 et 2006, comparativement à une baisse signalée par l'ACPP tandis que la fréquence signalée par BLS est demeurée essentiellement identique. Comme le montre le tableau A2.2 de l'annexe A2, par suite d'un changement en 2003 du mode de classification de l'industrie par le U.S. Bureau of Labor Statistics (BLS), les données sur les blessures de 2003 à 2006 dans l'industrie américaine du transport pipelinier sont dorénavant comparables aux données sur les employés fournies par les pipelinières réglementées par l'Office. Les données du BLS pour 2002 et les années antérieures ne sont pas incluses dans la figure 2.6.
RHDCC publie également des données sur le taux de fréquence de blessures chez les employés, qui comprennent les blessures invalidantes subies par des employés qui travaillent au siège social et dans les bureaux régionaux des sociétés déclarantes, à la différence des données de l'ONÉ sur les blessures subies par les employés. Cependant, le taux de fréquence de RHDCC relativement aux blessures chez les employés pour la période de 2000 à 2005[2] varie de 0,3 à 0,56 blessure par 200 000 heures, résultat comparable aux taux de l'ONÉ pour ces années-là.
[2] Les données de 2006 ne sont pas encore disponibles.
Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les entrepreneurs
La figure 2.7 établit une comparaison entre la fréquence des blessures chez les entrepreneurs des sociétés pipelinières réglementées par l'ONÉ et les taux correspondants des organismes de référence pour la période de 2000 à 2006. Le taux de fréquence des blessures signalé par une société membre de la PLCAC doit porter sur au moins 50 000 heures de travail par des entrepreneurs, seuil que la PLCAC n'a pas atteint entre 2003 et 2005. Il s'ensuit qu'en raison du faible nombre d'heures travaillées sur les pipelines par les sociétés membres de la PLCAC en 2006, les données sur la fréquence des blessures pour cette année-là pourraient ne pas être représentées comme il convient.
Figure 2.7 - Comparaison des taux de fréquence de blessures chez les entrepreneurs
Le taux de fréquence de blessures enregistré pour les entrepreneurs travaillant sur des pipelines réglementés par l'ONÉ se compare en moyenne à celui des autres organisations. La moyenne sur sept ans de l'Office révèle que deux entrepreneurs sur cent subissent des blessures graves chaque année, selon la définition donnée à ce terme dans le RPT-99.
Blessures graves subies par des entrepreneurs
Le tableau 2.1 résume les différents types de blessures graves subies par les entrepreneurs sur des pipelines réglementés par l'ONÉ entre 2000 et 2006 et ayant été signalées en vertu du RPT-99. Le tableau A2.2 de l'annexe A2 présente une définition de « blessures graves », selon la définition donnée à ce terme dans le RPT-99. Aucune blessure grave n'a été signalée en 2002.
Tableau 2.1 - Blessures graves subies par des entrepreneurs signalées en vertu du RPT-99 (2000-2006)
| Type d'incident ou risque | Nombre de blessures graves |
|---|---|
| Contact avec des objets ou de l'équipement | |
| Heurté par un objet | 5 |
| Pris dans un objet | 3 |
| Projeté contre un objet | 1 |
| Contact avec de l'électricité | 2 |
| Autre | 0 |
| Chutes | |
| Chute au même niveau | 0 |
| Chute d'un niveau à un autre | 2 |
| Autre | 0 |
| Accidents pendant le transport | 1 |
| Incendie et explosions | 0 |
| Nombre total de blessures graves | 14 |
L'Office a approfondi son analyse des causes des incidents dont le signalement est obligatoire aux termes du RPT-99, particulièrement en ce qui concerne les entrepreneurs. Le tableau 2.2 présente les résultats de l'analyse. L'Office sait que la fréquence des blessures subies par les entrepreneurs a été passablement plus élevée en moyenne que le chiffre correspondant pour les employés. L'Office croit que ces taux de fréquence devraient être semblables. Il se peut que les entrepreneurs soient exposés à plus de risques que les employés, mais il faudrait que des mesures de protection soient conçues pour atténuer les risques accrus.
Tableau 2.2 - Blessures graves subies par des entrepreneurs, selon la cause (2000-2006)*
| Causes directes | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actes non conformes aux normes | Mauvaise position pour la tâche à effectuer | 1 | 1 | 2 | |||||
| Mauvais placement | 1 | 1 | 1 | 1 | 4 | ||||
| Mauvaise utilisation du matériel | 1 | 1 | 2 | ||||||
| Défaut d'avertir | 1 | 1 | |||||||
| Défaut d'asservissement | 1 | 1 | |||||||
| Défaut de suivre la procédure | 1 | 1 | |||||||
| Conditions de travail inférieures aux normes | Conditions environnementales dangereuses | 1 | 1 | ||||||
| Affichage ou étiquetage inadéquat | 1 | 1 | |||||||
| Nombre total de blessures | 13 | ||||||||
| Causes intrinsèques | |||||||||
| Facteurs liés à l'emploi | Leadership ou supervision insuffisants | 1 | 2 | 3 | |||||
| Outils ou équipement inadéquats | 1 | 1 | |||||||
| Normes de travail non appropriées | 1 | 1 | 2 | ||||||
| Mesures techniques inadéquates | 1 | 1 | |||||||
| Facteurs liés à la personne | Manque de jugement | 1 | 1 | 1 | 3 | ||||
| Manque de connaissances | 1 | 1 | |||||||
| Déficience de motivation | 1 | 1 | 2 | ||||||
| Nombre total de blessures | 13 | ||||||||
| * Il est à noter que le nombre total de blessures indiqué dans ce tableau est plus faible que celui du tableau 2.2, en raison d'une collision entre un véhicule conduit par un entrepreneur et un véhicule que le conducteur avait volé et qui reprenait la route depuis un fossé attenant. | |||||||||
Les causes de blessure grave sont regroupées selon les causes directes (immédiates) et les causes intrinsèques (sous-jacentes).
Inspections de sécurité pendant la construction
Dans le cadre de ses activités de surveillance de la conformité aux termes du RPT-99 et d'autres règlements visant la sécurité, l'Office inspecte régulièrement les projets de construction pipelinière. Les cas de non-conformité observés pendant ces inspections, habituellement corrigés sur-le-champ, sont consignés, et tant l'ONÉ que les sociétés en cause prêtent une attention particulière à ceux qui surviennent régulièrement pour pouvoir prendre des mesures proactives afin de les prévenir et encourager l'adoption d'une culture de sécurité sur tous les chantiers de construction.
L'Office continue de procéder à des inspections sur les lieux des projets de construction pipelinière afin de surveiller et d'évaluer les activités ainsi que de mieux comprendre et communiquer à l'industrie les mesures qui peuvent être mises en place pour accroître la sécurité des travailleurs.
Tableau 2.3 - Cas de non-conformité observés pendant des inspections de sécurité par l'ONÉ
| Type de cas de non-conformité | 2005 | 2006 |
|---|---|---|
| Équipement de protection individuelle | ||
| Protection anti-bruit/de l'ouïe | 1 | 1 |
| Écran facial ou lunettes de sécurité | 14 | 5 |
| Casques protecteurs | 1 | 2 |
| Gilets de haute visibilité | 0 | 1 |
| Pratiques de travail dangereuses | ||
| Chevaucher une conduite suspendue/être assis à califourchon sur une conduite | 3 | 4 |
| Points de pincement | 3 | 3 |
| Câbles-guides/câbles stabilisateurs | 0 | 1 |
| Danger d'explosion | 0 | 0 |
| Entrée/sortie | 1 | 0 |
| Fiche signalétique du fournisseur | 0 | 1 |
| Zones de danger | 1 | 1 |
| Échafaudage | 0 | 0 |
| Nombre total de cas de non-conformité observés | 24 | 19 |
| Nombre d'inspections de sécurité pendant la construction faites par l'ONÉ | 14 | 14 |
L'annexe H de la norme CSA Z662[3] définit une rupture comme une « défaillance du confinement qui nuit immédiatement au fonctionnement du pipeline ». Les ruptures de pipelines peuvent compromettre gravement la sécurité des personnes et nuire à l'environnement.
[3] Il est supposé que la définition de « rupture » figurant dans l'édition de 2003 de la norme CSA Z662 en version française sera reprise dans l'édition de 2007 une fois publiée.
Les cas de ruptures sont toujours soumis à une enquête et une analyse pour en déterminer la cause principale. Le présent rapport relève le nombre de ruptures survenues depuis 1991 sur des pipelines réglementés par l'ONÉ. L'année 2006 est la quatrième année consécutive où aucune rupture n'a été signalée sur les pipelines réglementés par l'ONÉ.
Comme l'indique la figure 2.8, de 1991 à 2002, une tendance moyenne de 2,5 ruptures par année s'est maintenue. Aucune rupture n'a eu lieu par la suite. Depuis 1999, le RPT-99 exige des sociétés qu'elles mettent en place des programmes de gestion de l'intégrité. L'évolution et la nature proactive de ceux-ci pourraient être à l'origine de la diminution du nombre de ruptures depuis 2002.
Figure 2.8 - Ruptures de pipelines réglementés par l'ONÉ
Le tableau 2.4 présente une ventilation des ruptures de pipelines réglementés par l'ONÉ signalées, selon la principale cause de rupture tandis que la figure 2.9 donne les mêmes données sous forme de graphique. La principale cause de rupture des pipelines réglementés par l'ONÉ entre 1991 et 2006 a été la fissuration, suivie de la dégradation du métal. La fissuration englobe la fissuration due à l'hydrogène, la fissuration différée attribuable à un endommagement mécanique, la fissuration par corrosion sous tension et la fatigue par corrosion. La dégradation du métal comprend la corrosion interne et externe. Les autres causes incluent l'exploitation inappropriée, les incendies et les causes non encore déterminées.
Tableau 2.4 - Principales causes de rupture des pipelines réglementés par l'ONÉ
| Année | Nombre de ruptures | Principales causes | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dégradation du métal | Fissuration | Interférences extérieures | Vice de matière (fabrication ou construction) | Défaillance géotechnique | Autres causes | ||
| 1991 | 3 | 2 | 1 | ||||
| 1992 | 3 | 1 | 1 | 1 | |||
| 1993 | 1 | 1 | |||||
| 1994 | 6 | 2 | 1 | 1 | 2 | ||
| 1995 | 4 | 1 | 3 | ||||
| 1996 | 3 | 2 | 1 | ||||
| 1997 | 2 | 1 | 1 | ||||
| 1998 | 1 | 1 | |||||
| 1999 | 1 | 1 | |||||
| 2000 | 1 | 1 | |||||
| 2001 | 2 | 1 | 1 | ||||
| 2002 | 3 | 1 | 2 | ||||
| 2003 | 0 | ||||||
| 2004 | 0 | ||||||
| 2005 | 0 | ||||||
| 2006 | 0 | ||||||
| Total | 30 | 8 | 11 | 1 | 2 | 2 | 6 |
Figure 2.9 - Principales causes de rupture de pipelines réglementés par l'ONÉ
Il existe des pipelines, construits il y a un certain temps selon des méthodes particulières, qui affichent un taux de fréquence de ruptures supérieur aux autres[4]. Depuis 1991, aucune rupture ne s'est produite sur un pipeline réglementé par l'Office en exploitation depuis moins de 12 ans. L'absence de ruptures dans le cas de nouveaux pipelines s'explique par un certain nombre de facteurs, notamment la qualité du revêtement de la canalisation et de la protection cathodique, l'amélioration des méthodes de construction, l'efficacité des essais sous pression et l'instauration de programmes de gestion de l'intégrité bien conçus.
[4] Jeglic, F. Analyse des ruptures dans les principaux réseaux pipeliniers du canada et relevé des tendances. Office national de l'énergie, Calgary, Canada, 2004.
Comparaison des causes de rupture
La figure 2.10 compare la distribution des causes de rupture depuis 1991 sur des pipelines réglementés par l'ONÉ à celle des causes de rupture signalées par l'ERBC, la PHMSA et l'EGIG. Bien que les données de chacun des organismes comparés dans la figure fassent état des causes de rupture sur des périodes de durée différente, les données de ces organismes indiquent que la cause principale des ruptures, en règle générale, ne change pas avec le temps.
Figure 2.10 - Comparaison des ruptures, selon la cause
Pour que les comparaisons entre les organismes qui utilisent des critères de signalement différents soient plus représentatives, les ruptures dues à la dégradation du métal et à la fissuration, selon la définition de la norme CSA Z662, ont été combinées et comparées aux ruptures causées par la corrosion. Les ruptures découlant de causes naturelles sont comparées aux ruptures attribuables à une défaillance géotechnique et aux autres causes.
Notons encore une fois que dans le cas des pipelines réglementés par l'ONÉ, la principale cause de rupture est la corrosion, constituée de fissuration et de dégradation du métal. Or aux États-Unis, selon les données de la PHMSA, bien que la corrosion demeure une des principales causes de rupture, les interférences extérieures se classent au deuxième rang. D'après les données de l'EGIG et de l'ERCB, les influences extérieures sont la principale cause de rupture.
Les différences du point de vue du contenu et de la vocation des pipelines (collecte, transport, distribution) rendent les comparaisons difficiles et cela pourrait expliquer les différences dans les types de rupture ou de défaillance. La densité de population aux États-Unis et en Europe est de beaucoup supérieure à celle du Canada, ce qui explique peut-être le nombre plus élevé de ruptures causées par des interférences extérieures qui sont signalées à l'EGIG et à la PHMSA. Par ailleurs, la densité du réseau de pipelines réglementé par l'ERCB, conjuguée au niveau élevé d'activités de construction dans les secteurs gazier et pétrolier en Alberta, peut expliquer les taux plus élevés de dommages par des interférences extérieures qui sont enregistrés dans cette province.
Les activités non autorisées qui sont signalées en vertu des parties I et II du Règlement sur le croisement de pipe-lines de l'ONÉ comprennent les actions qui sont susceptibles d'endommager un pipeline ou d'entraver l'accès à un pipeline pour les besoins d'entretien ou en situation d'urgence.
Les activités ou événements non autorisés suivants sont réputés être des indicateurs de l'intégrité des pipelines :
Le tableau 2.5 indique le nombre d'activités non autorisées signalées qui étaient susceptibles d'endommager un pipeline.
Tableau 2.5 - Activités non autorisées le long des emprises
| Année | Activités sans perturbation du sol |
Activités avec perturbation du sol |
Contacts avec pipeline | Total | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Propriétaire foncier | Entrepreneur | Propriétaire foncier | Entrepreneur | Propriétaire foncier | Entrepreneur | ||
| 2000 | 5 | 0 | 12 | 26 | 0 | 2 | 45 |
| 2001 | 7 | 0 | 14 | 27 | 1 | 0 | 49 |
| 2002 | 2 | 0 | 7 | 13 | 0 | 1 | 23 |
| 2003 | 9 | 4 | 7 | 30 | 2 | 0 | 52 |
| 2004 | 4 | 2 | 12 | 33 | 1 | 1 | 53 |
| 2005 | 11 | 2 | 20 | 37 | 0 | 1 | 71 |
| 2006 | 6 | 4 | 23 | 32 | 0 | 1 | 66 |
| Moyenne | 6,3 | 1,7 | 13,6 | 28,3 | 0,6 | 0,9 | 51,3 |
Le nombre d'activités autorisées a diminué de 71 en 2005 à 66 en 2006, cependant, durant ces deux années, le nombre d'activités non autorisées est supérieur à la moyenne sur sept ans de 51,3. Le nombre de contacts avec des pipelines demeure faible d'une année à l'autre, soit de un à deux annuellement, ou moins de 5 % de toutes les activités non autorisées. L'empiètement de plus en plus fréquent des régions urbaines sur les emprises pipelinières est en voie de devenir une préoccupation de taille à l'avenir et se répercutera peut-être sur le nombre d'activités non autorisées le long des emprises.
Pipelines de liquides réglementés par l'ONÉ
Rejets de liquides à partir du corps de la canalisation (ruptures et fuites)
Pour les besoins du présent rapport, toute défaillance du corps de la canalisation (y compris les ruptures et les fuites) est considérée comme un rejet de liquide si le volume rejeté est supérieur à 1,5 m3. Un rejet de liquide d'un volume inférieur à 1,5 m3 n'est pas considéré comme un incident à signaler selon le RPT-99 (bien que l'on ait demandé que les données sur les rejets de liquides d'un volume inférieur à 1,5 m3 soient signalées volontairement).
Le tableau 2.6 indique le nombre de rejets de liquides à partir du corps d'une canalisation réglementée par l'ONÉ au cours de la période de 2000 à 2006, et les volumes correspondants.
Tableau 2.6 - Rejets de liquides à partir du corps de la canalisation
| Année | Nombre de rejets >1,5m3 | Volume rejeté (m3) |
|---|---|---|
| 2000 | 0 | 0 |
| 2001 | 2 | 3 650 |
| 2002 | 2 | 52 |
| 2003 | 0 | 0 |
| 2004 | 0 | 0 |
| 2005 | 2 | 254 |
| 2006 | 4 | 39 |
Il y a eu très peu de rejets d'hydrocarbures liquides à partir du corps de la canalisation des pipelines réglementés par l'ONÉ durant la période de 2000 à 2006. Aucun rejet de cette nature n'est survenu en 2000, 2003 et 2004 et bien qu'il y en ait eu quatre en 2006, les volumes étaient relativement faibles. Dans l'ensemble, les pipelines de liquides réglementés par l'ONÉ enregistrent une moyenne sur sept ans de 0,09 rejet de liquide à partir du corps de la canalisation par 1 000 km de pipelines de liquides ou un rejet de liquide à partir du corps de la canalisation par 11 100 km de pipelines de liquides.
Comparaison de la fréquence de rejets de liquides à partir du corps de la canalisation
La figure 2.11 compare la fréquence des rejets de liquides à partir du corps de la canalisation survenus sur des pipelines de liquides réglementés par l'ONÉ et les données correspondantes des organismes de référence. Il est important de se rappeler, au moment d'examiner ces comparaisons, que les critères de signalement des rejets de liquides peuvent varier légèrement d'un organisme à l'autre et qu'une comparaison parfaite est donc impossible. Les exigences de signalement des organismes de référence sont présentées dans le tableau A2.3 de l'annexe A2. Cependant, pour que la comparaison soit aussi significative que possible, les données provenant de la PHMSA, de CONCAWE et de l'ERCB ont été triées pour assurer que seuls les incidents qui répondent aux critères de signalement de l'ONÉ soient représentés dans la figure 2.11.
Figure 2.11 - Comparaison du taux de fréquence de rejets de liquides à partir du corps de la canalisation*
* Les données de CONCAWE de 2006 sur le taux de fréquence de rejets de liquides à partir du corps de la canalisation ne sont pas disponibles.
Le nombre de rejets de liquides à partir du corps de la canalisation des pipelines réglementés par l'ONÉ est inférieur à celui qui est signalé par les organismes de référence presque tous les ans depuis 2000. Il se peut que cela soit attribuable, en partie du moins, au taux de fréquence plus élevé des contacts avec les pipelines par des tiers sur les pipelines du ressort de la PHMSA.
Comparaison du volume des rejets de liquides à partir du corps de la canalisation
La figure 2.12 fournit une comparaison du volume des rejets de liquides par rapport à la longueur totale des pipelines réglementés par l'ONÉ et des organismes de référence, pour la période de 2000 à 2006.
Les données présentées dans la figure 2.12 montrent qu'une rupture ou un bris majeur peut avoir une incidence considérable sur l'indicateur volume-fréquence des rejets de liquides. Cela est particulièrement évident dans le cas d'un pipeline réglementé par l'ONÉ en 2001, où un incident grave a fixé la plage supérieure de l'indicateur à plus de 200 m3 par 1 000 kilomètres de pipelines transportant des liquides.
Figure 2.12 - Comparaison volume-fréquence des rejets de liquides à partir du corps de la canalisation
Fuites de liquides liées à l'exploitation (rejets autres qu'à partir du corps de la canalisation)
Les fuites de produits sur des pipelines de liquides qui sont liées à l'exploitation des pipelines proviennent d'autres composants, comme les brides, les vannes, les pompes et les réservoirs de stockage. Ces fuites sont habituellement limitées aux installations pipelinières clôturées et excluent les fuites à partir du corps de la canalisation. Leur volume est généralement inférieur à 1,5 m3, mais peut aussi être très élevé.
Le tableau 2.7 indique le nombre de fuites de liquides liées à l'exploitation de pipelines réglementés par l'ONÉ au cours de la période de sept ans allant de 2000 à 2006, ainsi que leur volume.
Tableau 2.7 - Fuites de liquides liées à l'exploitation
| Année | Nombre de fuites (≤1,5 m3) |
Nombre de fuites (>1,5 m3) |
Nombre total de fuites |
Volume total des fuites (m3) |
|---|---|---|---|---|
| 2000 | 42 | 2 | 44 | 102 |
| 2001 | 15 | 4 | 19 | 279 |
| 2002 | 38 | 9 | 47 | 1 184 |
| 2003 | 43 | 1 | 44 | 13 |
| 2004 | 57 | 5 | 62 | 34 |
| 2005 | 48 | 3 | 51 | 1 269 |
| 2006 | 25 | 7 | 32 | 322 |
| * Les données du tableau 2.6, de la figure 2.13 et du tableau 2.7 ont été mises à jour à la lumière d'examens complémentaires. | ||||
Une fuite importante signalée en 2002 s'est produite dans une station de pompage (1 075 m3) et une fuite importante de 950 m3 s'est produite en 2005 à un terminal pétrolier. Ces deux fuites ont contribué au volume total élevé de fuites en 2002 et en 2005.
En moyenne, 44 fuites par année sont signalées sur des réseaux pipeliniers réglementés par l'ONÉ. Comme dans le cas des rejets à partir du corps de la canalisation, une seule fuite importante provenant d'un autre composant peut avoir une incidence mesurable sur le volume total annuel des fuites.
Aucun organisme de référence ne publie de taux de fréquence de fuites de liquides qui soit comparable à celui de l'Office. La figure 2.13 montre l'indicateur de fréquence des fuites de liquides dans le cas des pipelines réglementés par l'ONÉ pour la période de 2000 à 2006.
Figure 2.13 - Taux de fréquence de fuites de liquides liées à l'exploitation - Pipelines réglementés par l'ONÉ
La fréquence des fuites de liquides autres qu'à partir du corps de la canalisation a atteint une moyenne d'environ trois fuites par 1 000 km de pipelines au cours des sept dernières années. En 2006, elle a chuté à son niveau le plus bas en 5 ans, soit 2,5, comparativement à 3,6 en 2005.
Déversements de liquides non liés à des pipelines
Les déversements de liquides sont des incidents associés à la construction, l'entretien et l'exploitation des gazoducs et des pipelines de liquides. Ils comprennent de faibles volumes de lubrifiants, d'huiles hydrauliques, de carburant ou de fluides de mécanisme de commande pour vannes. Les fuites de produits qui surviennent dans des réseaux de transport de liquides ne sont pas comptées dans cet indicateur. Le tableau 2.8 montre le nombre de déversements selon le volume, ainsi que les nombre et volume totaux des déversements de liquides d'un volume supérieur à 1,5 m3 et inférieur à 1,5 m3.
Tableau 2.8 - Déversements de liquides non liés à des produits sur des pipelines de liquides et de gaz réglementés par l'ONÉ
| Année | Nombre de déversements (≤1,5 m3) |
Nombre de déversements (>1,5 m3) |
Nombre total de déversements |
Volume total des déversements (m3) |
|---|---|---|---|---|
| 2000 | 227 | 0 | 227 | 16 |
| 2001 | 28 | 1 | 29 | 3 |
| 2002 | 25 | 0 | 25 | 2 |
| 2003 | 48 | 1 | 49 | 5 |
| 2004 | 64 | 1 | 65 | 4 |
| 2005 | 47 | 1 | 48 | 12 |
| 2006 | 125 | 0 | 125 | 3 |
En raison du niveau élevé des activités de construction en 2000, un nombre important de déversements a été signalé. Dans l'ensemble, le volume moyen des déversements est faible, la moyenne sur sept ans s'établissant à 2,4 m3 par déversement.
Gazoducs réglementés par l'ONÉ
Nombre de rejets à partir du corps du gazoduc et de fuites liées à l'exploitation
Pour les besoins du présent apport, les rejets à partir du corps du gazoduc et les fuites liées à l'exploitation sont définis comme suit :
Les données présentées ne tiennent pas compte du dégagement de gaz lors d'opérations d'évacuation planifiées, telles la purge. Toutes les fuites de gaz non intentionnelles ou non contrôlées sur des pipelines réglementés par l'Office doivent être signalées et il n'y a pas de volume minimum de signalement des rejets ou des fuites de gaz.
Les données utilisées pour calculer la fréquence des rejets et fuites sur des gazoducs réglementés par l'ONÉ sont présentées dans le tableau 2.9.
Tableau 2.9 - Rejets et fuites sur des gazoducs réglementés par l'ONÉ
| Année | Rejets de gaz à partir du corps du gazoduc |
Fuites de gaz liées à l'exploitation |
|---|---|---|
| 2000 | 1 | 24 |
| 2001 | 1 | 23 |
| 2002 | 2 | 11 |
| 2003 | 0 | 11 |
| 2004 | 4 | 19 |
| 2005 | 4 | 18 |
| 2006 | 1 | 22 |
Comparaison des taux de fréquence de rejets de gaz à partir du corps de la canalisation
La figure 2.14 montre la fréquence des rejets de gaz à partir du corps de la canalisation dans le cas des gazoducs réglementés par l'ONÉ et par la PHMSA. Les critères de signalement des rejets de gaz ne sont pas les mêmes pour tous les organismes de référence. Le tableau A2.4, présenté à l'annexe A2, résume les différences. Afin que la comparaison soit plus valable, les données de la PHMSA ont été analysées de manière à exclure de l'ensemble les données sur les rejets d'hydrocarbures dont il n'a pas été clairement déterminé qu'ils provenaient du corps de la canalisation.
Figure 2.14 - Comparaison des taux de fréquence de rejets de gaz à partir du corps de la canalisation
Dans le cas des pipelines réglementés par l'ONÉ, la moyenne sur sept ans de l'indicateur de fréquence des rejets de gaz à partir du corps de la canalisation se situe à environ 0,07 rejet par 1 000 kilomètres, soit un rejet par 14 300 kilomètres.
Les taux de fréquence de rejets de l'ONÉ sont généralement plus faibles que ceux de la PHMSA et, bien que le taux de fréquence de rejets de l'ONÉ ait connu une hausse en 2004 et 2005, il a diminué en 2006 pour se situer à des niveaux comparables à ceux de 2000 et 2001.
Taux de fréquence de fuites de gaz liées à l'exploitation
La figure 2.15 montre la fréquence des fuites de gaz qui ne proviennent pas du corps de la canalisation dans le cas des gazoducs réglementés par l'ONÉ.
Se produisant à une fréquence moyenne d'environ 0,75 fuite par 1 000 kilomètres, les fuites de gaz liées à l'exploitation surviennent sur les gazoducs réglementés par l'ONÉ à peu près 10 fois plus souvent que les rejets à partir du corps de la canalisation, comme l'indique la figure 2.15.
Figure 2.15 - Taux de fréquence de fuites de gaz liées à l'exploitation - Gazoducs réglementés par l'ONÉ
En raison des différences dans les exigences de signalement des rejets de gaz, il est impossible de comparer les taux de fréquence de fuites de gaz liées à l'exploitation entre l'ONÉ et la PHMSA. L'ONÉ exige que toutes les fuites de gaz soient signalées, tandis que la PHMSA exige que seulement celles qui entraînent la mort d'une personne, l'hospitalisation ou des dommages à la propriété de plus de 50 000 $US lui soient signalées.
Les sociétés réglementées par l'ONÉ sont tenues de lui signaler les incidents, comme le stipule le paragraphe 52(1) du RPT-99 :
« La société doit signaler immédiatement à l'Office tout incident mettant en cause la construction, l'exploitation ou la cessation d'exploitation du pipeline et lui présenter, aussitôt que possible par la suite, les rapports d'incident préliminaire et détaillé. »
Les données présentées ne tiennent pas compte des incidents signalés volontairement. Suivant le RPT-99, les sociétés réglementées par l'ONÉ doivent signaler les incidents qui entraînent :
La figure 2.16 présente tous les incidents pipeliniers signalés suivant les exigences de l'ONÉ, selon le type. Au total, 263 incidents ont été signalés de 2000 à 2006, pour une moyenne sur sept ans de 38 incidents par année. Les fuites de gaz représentent le type d'incident le plus souvent signalé chaque année, ce qui peut s'expliquer par le fait que tous les rejets de gaz doivent obligatoirement être signalés en vertu du RPT-99, tandis que seuls les rejets de liquides d'un volume supérieur à 1,5 m3 doivent l'être.
Figure 2.16 - Incidents pipeliniers à signaler en vertu du RPT, selon le type d'occurrence
La figure 2.17 montre le pourcentage moyen de tous les incidents pipeliniers à signaler, selon le type, de 2000 à 2006. En moyenne, les rejets de gaz non intentionnels on non contrôlés représentent près de la moitié de tous les incidents. C'est peut-être encore une fois parce que tous les rejets de gaz, quel que soit le volume, doivent être signalés. Les deuxièmes incidents les plus fréquents sont les rejets non intentionnels ou non contrôlés d'hydrocarbures liquides à FPV d'un volume supérieur à 1,5 m3 et les incendies ou explosions non intentionnels.
Figure 2.17 - Incidents pipeliniers à signaler en vertu du RPT, selon le type d'incident
L'Office national de l'énergie s'efforce continuellement d'améliorer son rendement. Le rapport intitulé Gros plan sur la sécurité et l'environnement - Analyse comparative du rendement des pipelines, dont c'est la sixième édition annuelle, est un des bilans dressé par l'Office dans le domaine de la sécurité. Examiner le rendement des sociétés pipelinières réglementées par l'ONÉ pour ce qui concerne la sécurité, l'intégrité et l'environnement, et comparer les résultats avec ceux des années précédentes et ceux des pipelines réglementés par des organismes semblables est un des moyens grâce auxquels l'ONÉ remplit son mandat de surveillance et de communication régulière d'information sur les résultats et pratiques exemplaires.
En 2006, les pipelines assujettis à la réglementation de l'ONÉ ont expédié pour plus de 110 milliards de dollars de pétrole brut, de gaz naturel et de produits pétroliers partout au pays et dans les marchés d'exportation. En fait, les produits énergétiques ont représenté 22 % de tous les biens et services exportés en 2006. L'ONÉ réglemente des pipelines faisant près de 45 000 kilomètres et, en 2006, seulement 37 incidents liés à la sécurité, à l'intégrité et à l'environnement ont été signalés.
Les personnes oeuvrant à la construction, à l'entretien et à l'exploitation des pipelines réglementés par l'Office ont été très nombreuses en 2006; en effet, les données sur les heures de travail transmises à l'ONÉ et analysées pour cette publication portaient sur plus de 3 000 travailleurs ÉTP. Pour une neuvième année consécutive, aucun incident n'a entraîné de perte de vie parmi les travailleurs affectés aux pipelines réglementés par l'ONÉ.
Aucune rupture n'est survenue sur les pipelines assujettis à la réglementation de l'Office en 2006, ni d'ailleurs au cours des trois années précédentes. De 1991 à 2002, il y a eu en moyenne 2,5 ruptures par année. Cette amélioration semble directement reliée à la nature proactive et au degré de perfectionnement des programmes de gestion de l'intégrité adoptés par les sociétés pipelinières après la mise en application du RPT-99 par l'Office en juin 1999.
Bien que le nombre de rejets de liquides d'un volume supérieur à 1 500 litres ait augmenté légèrement en 2006, le volume total de produits pétroliers rejetés a été très faible, c'est-à-dire environ 14 fois moindre que la moyenne des années 2000 à 2006. La réduction du nombre de ruptures, de rejets, de fuites et de déversements est un important facteur de protection de l'environnment.
Tout en étant fier de cette feuille de route en matière de sécurité et d'environnement, l'Office reconnaît qu'il y a toujours lieu de s'améliorer. En 2006, le nombre de blessures subies par les employés travaillant sur des pipelines a plus que doublé comparativement à 2005 pour s'établir à 1,5 par 100 employés à temps plein. Pour la première fois en sept ans, ce taux a été presque identique à celui des blessures subies par les entrepreneurs, lequel a grimpé à 1,6 par 100 ÉTP contractuels en 2006. À peine un an plus tôt, les entrepreneurs à l'oeuvre sur des pipelines étaient blessés environ 1,9 fois plus souvent que les employés des sociétés pipelinières.
Il va sans dire que l'Office s'inquiète de cette nouvelle tendance. Bien qu'il soit impossible de déterminer clairement l'origine de cette hausse apparente du nombre d'accidents du travail, un certain nombre de facteurs y ont contribué :
L'Office continuera de surveiller cette tendance et de collaborer avec les entreprises en vue d'améliorer la sécurité sur les chantiers.
Alors que s'annonce une autre saison de construction intensive, les indicateurs de rendement en matière de sécurité présentés dans le présent rapport signalent un besoin de vigilance accrue pour assurer que les programmes de sécurité de l'industrie, bien conçus et documentés, se traduisent par une réduction du taux de fréquence des blessures et un milieu de travail plus sûr. L'Office utilisera les mesures du rendement contenues dans le présent rapport pour élaborer ses futurs plans de vérification de la conformité et leur donner un ordre de priorité. Voici quelques-unes des activités de l'ONÉ touchant la promotion de la sécurité et de la protection de l'environnement :
L'Office a pris l'engagement d'observer une démarche de cycle de vie axée sur le risque qui lui permet de concentrer ses ressources là où elles seront les plus efficaces.
| Accidents mortels mettant en cause des employés de société | Il s'agit d'accidents mortels subis par les employés de société pendant qu'ils accomplissent des activités reliées à leurs fonctions. |
| Accidents mortels mettant en cause des entrepreneurs | Il s'agit d'accidents mortels subis par des entrepreneurs pendant qu'ils exécutent des travaux en vertu d'un contrat conclu avec une société pipelinière. |
| Accidents mortels mettant en cause des tiers | Il s'agit d'accidents mortels subis par des personnes autres que les entrepreneurs ou les employés de société. |
| Blessure ayant entraîné un arrêt de travail | Il s'agit d'un accident du travail qui, durant toute journée postérieure au jour de l'accident, empêche un employé de se présenter au travail ou de s'acquitter efficacement de toutes les fonctions liées à son emploi normal, que cette journée postérieure soit une journée de travail ou non pour cet employé (définition de « blessure invalidante » selon l'alinéa 15(1)a), partie XV, du Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail. |
| Blessure grave (selon le RPT-99) | S'entend notamment d'une blessure entraînant : a) la fracture d'un os important; b) l'amputation d'une partie du corps; c) la perte de la vue d'un oeil ou des deux yeux; d) une hémorragie interne; e) des brûlures au troisième degré; f) une perte de conscience; g) la perte d'une partie du corps ou de sa fonction. |
| Déversement de liquide non lié à un pipeline | Il s'agit d'un incident associé à un petit volume de lubrifiants, d'huiles hydrauliques ou de combustible qui est déversé pendant des activités de construction, d'entretien ou d'exploitation d'un gazoduc. |
| Employé | Personne dont l'employeur est une société réglementée par l'ONÉ. |
| Entrepreneur | Personne au service d'une société qui est elle-même à l'emploi d'une société réglementée par l'ONÉ. |
| Fuites de liquides liées à l'exploitation | Fuites qui sont associées à l'exploitation des réseaux pipeliniers et qui se produisent à partir de composants comme les brides, les vannes, les compresseurs et les pompes. Il s'agit normalement de fuites d'un volume inférieur à 1,5 m3. |
| Incident à signaler (selon le RPT-99) |
|
| Indicateur de rendement | Statistique ou paramètre qui, suivi dans le temps, présente des renseignements sur les tendances relatives à un phénomène. |
| Rejet de liquides à partir du corps de la canalisation | Rejet de liquides résultant d'une défaillance du corps de la canalisation et d'un volume supérieur à 1,5 m3. |
| Rupture | Une perte de confinement qui nuit immédiatement à l'exploitation du pipeline (annexe H de la norme CSA Z662-03). |
| Taux de fréquence de blessures | Le nombre de blessures entraînant une perte de temps de travail et de blessures occasionnant des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste, multiplié par 200 000, puis divisé par le nombre correspondant d'heures-employés, d'heures-entrepreneurs ou d'heures-travailleurs effectuées. |
| Taux de fréquence de blessures invalidantes | Le nombre d'accidents mortels, de blessures entraînant une perte de temps de travail et de blessures occasionnant des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste, multiplié par 200 000, puis divisé par le nombre correspondant d'heures-employés, d'heures-entrepreneurs ou d'heures-travailleurs (employés et entrepreneurs combinés) effectuées. |
| Taux de fréquence de déversements de liquides non liés à un pipeline | Le nombre de déversements de liquides à partir de composants de gazoducs et le nombre de déversements de liquides survenus au cours de travaux de construction et d'entretien de pipelines, multiplié par 1 000 et divisé par le nombre total combiné de kilomètres de pipelines de liquides et de gazoducs. |
| Taux de fréquence de fuites de gaz liées à l'exploitation | Le nombre total de fuites de gaz à partir de composants faisant partie intégrante de l'exploitation de gazoducs, multiplié par 1 000 et divisé par le nombre total de kilomètres de gazoducs. |
| Taux de fréquence de fuites de liquides liées à l'exploitation | Le nombre de fuites de liquides à partir de composants faisant partie intégrante de l'exploitation de pipelines de liquides, multiplié par 1 000 et divisé par le nombre total de kilomètres de pipelines de liquides. |
| Taux de fréquence de rejets de gaz à partir du corps de la canalisation | Le nombre de rejets causés par une défaillance du corps de la canalisation dans un gazoduc, multiplié par 1 000 et divisé par le nombre total de kilomètres de gazoducs. |
| Taux de fréquence de rejets de liquides à partir du corps de la canalisation | Le nombre de rejets de plus de 1,5 m3 causés par une défaillance du corps de la canalisation dans un pipeline de liquides, multiplié par 1 000 et divisé par le nombre total de kilomètres de pipelines de liquides. |
| Travailleur | Terme qui désigne tant les employés de société que les entrepreneurs. |
| Volume-fréquence des rejets de liquides à partir du corps de la canalisation | Le volume des rejets causés par une défaillance du corps de la canalisation dans un pipeline de liquides, multiplié par 1 000 et divisé par le nombre total de kilomètres de pipelines de liquides. |
Les organismes choisis aux fins de l'analyse comparative faite dans le rapport l'ont été en raison de leurs similitudes avec l'ONÉ. Une comparaison de la terminologie utilisée par chacun de ces organismes de référence est présentée à l'annexe A2.
Site Web : Ressources humaines et développement des compétences Canada
Suivant la Constitution canadienne, la législation du travail est principalement une sphère de compétence provinciale. Cependant, le gouvernement fédéral administre les affaires du travail dans des domaines précis, y compris dans le cas d'ouvrages, comme les pipelines, et de secteurs d'activité de caractère interprovincial ou international.
Le Programme du travail de Ressources humaines et Développement des compétences Canada porte sur l'élaboration, l'administration et la mise en application des lois et règlements régissant le milieu de travail, dont la partie II du Code canadien du travail - Santé et sécurité au travail (partie II du CCT).
RHDCC assure la collecte, la recherche et l'analyse de données sur la santé et la sécurité dans tous les milieux de travail de ressort fédéral, y compris ceux qui sont réglementés par l'ONÉ.
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données de RHDCC à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Source des données
Accidents du travail auprès des employeurs canadiens relevant de la compétence fédérale, 1998-2002.
Accidents du travail auprès des employeurs canadiens relevant de la compétence fédérale, 2001-2005.
Site Web : Energy Resources Conservation Board
L'Energy Resources Conservation Board (ERCB) est un organisme quasi judiciaire indépendant du gouvernement de l'Alberta. Il a pour mission d'assurer que la découverte, la mise en valeur et la distribution des ressources de l'Alberta s'effectuent d'une manière équitable, responsable et conforme à l'intérêt public.
L'ERCB réglemente la mise en valeur des ressources énergétiques de l'Alberta, notamment le pétrole, le gaz naturel, les sables bitumineux et l'énergie électrique, de telle sorte qu'elle soit sécuritaire, rationnelle et efficiente.
La fonction de réglementation de l'ERCB comprend les quatre volets suivants : arbitrage et réglementation, examen des demandes, surveillance et application des règlements, et information et connaissances.
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données de l'ERCB à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Sources des données
Correspondance
Datée du 4 avril 2003 - 20 rejets d'hydrocarbures liquides à partir de pipelines transportant du pétrole brut en 2000 et 24 rejets en 2001, et volumes correspondants
Datée du 17 décembre 2003 - 13 rejets d'hydrocarbures liquides à partir de pipelines transportant du pétrole brut en 2002 et volumes correspondants
Datée du 17 décembre 2004 - 13 rejets d'hydrocarbures liquides à partir de pipelines transportant du pétrole brut en 2003 et volumes correspondants
Datée du 31 octobre 2005, 22 rejets d'hydrocarbures liquides à partir de pipelines transportant du pétrole brut en 2003 et volumes correspondants
Datée du 15 janvier 2007, 24 rejets d'hydrocarbures liquides à partir de pipelines transportant du pétrole brut en 2004 et volumes correspondants
Séries statistiques 57 - Field Surveillance Provincial Summary
Avril 2001 à mars 2002, publié en juillet 2002
Janvier-décembre 2002, publié en mai 2003
Janvier-décembre 2003, publié en avril 2004
Janvier-décembre 2004, publié en mai 2005
Séries statistiques 99 - EUB Provincial Surveillance and Compliance Summary
Janvier-décembre 2005, publié en juin 2006
Site Web : Association canadienne des producteurs pétroliers
L'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) représente plus de 150 sociétés membres et de 130 membres associés qui se livrent à l'exploration, la mise en valeur et la production de gaz naturel, de liquides de gaz naturel, de pétrole brut, de pétrole extrait des sables bitumineux et de soufre élémentaire partout au Canada. Les membres de l'ACPP comptent pour plus de 95 % de la production canadienne de gaz naturel et de pétrole brut. L'ACPP comprend aussi 125 membres associés qui fournissent une large gamme de services à l'appui du secteur amont du pétrole brut et du gaz naturel. Ensemble, ces membres et membres associés jouent un rôle de premier plan dans un secteur national valant 100 milliards de dollars par année, dont plus d'un demi-million de Canadiens tirent leur subsistance.
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données de l'ACPP à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Source des données
2006 Stewardship Progress Report, publié par l'Association canadienne des producteurs pétroliers en janvier 2007
Site Web : Pipe Line Contractors Association of Canada
La Pipe Line Contractors Association of Canada (PLCAC) représente les entrepreneurs dans le domaine des relations de travail et met sur pied des cours de formation pour développer des compétences spécialisées en construction pipelinière chez les travailleurs canadiens.
Les champs d'intérêt de la PLCAC englobent des domaines comme l'hygiène et la sécurité, la révision de la législation, les normes et codes relatifs aux pipelines et un large éventail d'autres activités.
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données de la PLCAC à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Source des données
Fréquence des blessures chez les entrepreneurs en construction de canalisations principales, page réservée aux statistiques sur la sécurité dans le site de la PLCAC à l'adresse http://www.pipeline.ca/.
Site Web : Pipeline and Hazardous Material Safety Administration
La Pipeline and Hazardous Material Safety Administration (PHMSA) administre le programme de réglementation national du département du Transport pour garantir que le transport par pipeline du gaz naturel, du pétrole et d'autres matières dangereuses s'effectue en toute sécurité. La PHMSA élabore des règlements et des formules de gestion des risques afin de garantir la sécurité des installations pipelinières sur le plan de la conception, de la construction, de l'essai, de l'exploitation, de l'entretien et des mesures d'intervention en cas d'urgence.
Pour ce qui concerne la sécurité des pipelines, la PHMSA réglemente plus de 3 000 exploitants de pipelines de collecte, de transport et de distribution, quelque 52 000 exploitants de compteurs principaux et propriétaires ou exploitants de canalisations de gaz naturel liquéfié totalisant environ 1,6 million de milles de longueur, ainsi que plus de 200 exploitants d'environ 155 000 milles de canalisations servant au transport de liquides dangereux.
Pour les fins du rapport, nous n'avons utilisé que les données sur les pipelines servant au transport de gaz et de liquides dangereux. Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données de la PHMSA à l'égard des indicateurs de rendement suivants :
Sources des données
Site Web de la PHMSA :
Site Web : Bureau of Labor Statistics
Le Bureau of Labor Statistics (BLS) est le principal organisme d'enquête du gouvernement fédéral des États-Unis dans le domaine général des statistiques et de l'économique du travail. C'est une agence nationale indépendante qui s'occupe de recueillir, de traiter et d'analyser des données statistiques essentielles et de les diffuser au public américain, au Congrès des États-Unis et d'autres organismes fédéraux, aux administrations étatiques et municipales, ainsi qu'aux entreprises et aux organisations ouvrières. Le BLS sert également de ressource statistique pour le département du Travail.
Les données du BLS doivent répondre à certains critères, notamment être pertinentes eu égard aux questions socioéconomiques de l'heure, être courantes pour suivre l'évolution rapide du contexte économique, présenter une qualité statistique uniformément élevée et être impartiales tant du point de vue de la matière que de la présentation.
Le BLS a commencé à utiliser le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) 2002 pour compiler les données de 2003 sur les blessures et les maladies professionnelles. Il s'ensuit que les structures de classification utilisées dans le présent rapport diffèrent légèrement de celles de l'an dernier et offrent une meilleure représentation des activités exécutées dans le secteur pipelinier. Notons que la prudence est de mise lorsqu'on établit des comparaisons avec des années antérieures.
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données du BLS à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Sources des données
Site Web du Département américain du Travail
Blessures entraînant la perte de jours de travail : les cas de perte de jours de travail consistent en des jours d'absence du travail, des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste, ou les deux.
Site Web : European Gas Pipeline Incident Data Group
En 1982, six exploitants de réseaux de transport de gaz européens ont pris l'initiative de commencer à recueillir des données sur les rejets de gaz accidentels qui se produisaient dans leurs réseaux. Cette coopération a été formalisée par l'établissement du groupe européen de données sur les incidents de gazoducs (European Gas Pipeline Incident data Group, EGIG). Aujourd'hui, le EGIG est une affiliation de neuf gros exploitants de réseaux de transport de gaz en Europe occidentale, qui possède une vaste base de données sur les incidents liés à des gazoducs.
La création de cette immense base de données (en 1982) a aidé les exploitants de gazoducs européens à rendre compte de leur rendement sur le plan de la sécurité. Cette information a servi aux exploitants de gazoducs pour améliorer la sécurité de leurs réseaux de transport de gaz.
Compte tenu du nombre de participants, de l'étendue des réseaux pipeliniers en cause et de la période couverte (à partir de 1970 pour la plupart des sociétés), la base de données du EGIG est une source d'information précieuse et fiable. Parce qu'il n'y est pas tenu compte des différences régionales, les résultats dégagés de la base de données représentent une moyenne pour toutes les sociétés participantes.
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données du EGIG à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Sources des données
Troisième rapport du EGIG, 1970-1997 Gas Pipeline Incidents, document no EGIG 98.R.0120, publié en décembre 1998.
Cinquième rapport du EGIG, 1970-2001 Gas Pipeline Incidents, document no EGIG 02.R.0058, publié en décembre 2002.
Sixième rapport du EGIG, 1970-2004 Gas Pipeline Incidents, document no EGIG 05.R.0002, publié en décembre 2005.
Données publiées à l'adresse www.egig.nl (site Web du EGIG). Nombre de milles de canalisations interpolé à partir du taux de fréquence d'incidents.
Site Web : Organisation européenne des compagnies pétrolières
pour l'environnement, la santé et la sécurité
La plupart des pétrolières qui raffinent du pétrole brut en Europe occidentale (pays membres de l'OCDE) sont membres de CONCAWE. Fondée en tant qu'association internationale à vocation scientifique et sans but lucratif, CONCAWE produit de l'information économique, technique et scientifique de qualité.
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données de CONCAWE à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Sources des données
Western European Cross Country Oil Pipelines 30 Year Performance Statistics, rapport no 1/02, publié en février 2002, page 48
Performance of European cross-country oil pipelines - statistical summary of reported spillages - 2001, rapport no 1/03, publié en février 2003
Performance of European cross-country oil pipelines - statistical summary of reported spillages - 2002, rapport no 7/04
Performance of European cross-country oil pipelines - statistical summary of reported spillages - 2003, rapport no 3/05, publié en mai 2005
Performance of European cross-country oil pipelines - statistical summary of reported spillages - 2004, rapport no 3/06, publié en juin 2006
Performance of European cross-country oil pipelines - statistical summary of reported spillages - 2005, rapport no 4/07, publié en mai 2007
Site Web : International Association of Oil and Gas Producers
L'International Association of Oil and Gas Producers (OGP) est une association mondiale de sociétés gazières et pétrolières qui se livrent à l'exploration et à la production d'hydrocarbures. Au nombre des membres de l'OGP figurent des sociétés gazières et pétrolières d'État ou du secteur privé, des associations nationales et des instituts de pétrole. L'OGP se donne pour objectif de :
Dans le rapport, des comparaisons sont établies avec les données de l'OGP à l'égard de l'indicateur de rendement suivant :
Sources des données
Safety Performance of the Global E & P Industry, 2000 by the International Association of Oil and Gas Producers, rapport no 6.93/319, publié en juin 2001
Safety Performance of the Global E & P Industry, 2001 by the International Association of Oil and Gas Producers, rapport no 6.59/330, publié en juillet 2002
Safety Performance of the Global E & P Industry, 2002 by the International association of Oil and Gas Producers, rapport no 345, publié en juin 2003
Safety Performance Indicators, 2003, rapport no 353, publié en juin 2004
Safety Performance Indicators, 2004, rapport no 367, publié en mai 2005
Safety Performance Indicators, 2005, rapport no 379, publié en mai 2006
Safety Performance Indicators, 2006, rapport no 391, publié en juin 2007
Tableau A2.1 - Comparaison des critères de signalement des ruptures
| Source | Exigences de signalement |
|---|---|
| ONÉ | Rupture « Défaillance du confinement qui nuit immédiatement au fonctionnement du pipeline » (selon l'annexe H de la norme CSA Z662-3) |
| ERCB | En cas de fuite ou de bris dans un pipeline, le titulaire de la licence doit veiller à ce que l'ERCB soit informé immédiatement de l'endroit où la fuite ou le bris s'est produit. Le terme « bris » s'entend d'une rupture survenue dans une partie quelconque d'un pipeline, tandis que « fuite » désigne l'échappement d'une substance à partir d'un pipeline. |
| PHMSA | Incident Rejets de gaz ayant provoqué la mort d'une personne ou une blessure corporelle exigeant une hospitalisation, ou occasionné des coûts totaux de 50 000 $US ou plus. Perte de 8 m3 ou plus de liquides dangereux, ou dommages à la propriété excédant 50 000 $US. Après le 7 février 2002, rejet de 5 gallons (19 litres) ou plus. |
| EGIG | Les incidents englobent tout rejet accidentel de gaz à partir d'un pipeline terrestre exploité à une pression supérieure à 1 500 kPa, qui survient dans la canalisation (à l'exclusion de tout autre composant) à l'extérieur du périmètre clôturé d'une installation. |
Le tableau A2.2 résume les différentes définitions du terme « blessure » utilisées par les organismes de référence.
Tableau A2.2 - Définitions de « blessure » selon les sources de données comparatives
| Organisme | Définitions | Observations |
|---|---|---|
| ONÉ | Dans le cadre du programme d'IRS, il s'agit d'un « accident du travail qui, durant toute journée postérieure au jour de l'accident, empêche un employé de se présenter au travail ou de s'acquitter efficacement de toutes les fonctions liées à son emploi normal, que cette journée postérieure soit une journée de travail ou non pour cet employé » (alinéa 15(1)a) (partie XV) du Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail). Suivant le RPT-99, le terme « blessure grave » s'entend notamment d'une blessure entraînant : la fracture d'un os important; l'amputation d'une partie du corps; la perte de la vue d'un oeil ou des deux yeux; une hémorragie interne; des brûlures au troisième degré; une perte de conscience; ou la perte d'une partie du corps ou de sa fonction. |
L'ONÉ a fourni l'exemple suivant aux sociétés à titre d'indication : « Soins médicaux qui empêchent l'employé de reprendre le travail le lendemain, quels que soient le jour de la semaine ou la nature de la blessure ». |
| LOPC | Les données représentent les « blessures entraînant une perte de temps de travail » qui, durant toute journée postérieure au jour de l'accident, empêchent un employé de se présenter au travail ou de s'acquitter efficacement de toutes les fonctions liées à son emploi normal, que cette journée postérieure soit une journée de travail ou non pour cet employé. | Cette définition est identique aux définitions combinées du RPT et du programme d'IRS de l'ONÉ. |
| RHDCC | Accident invalidant : Tout accident du travail qui, selon le cas :
Taux d'incidence des accidents invalidants : accidents invalidants et accidents mortels. |
Cette définition est semblable aux définitions combinées du RPT-99 et du programme d'IRS de l'ONÉ. |
| ACPP | Toute coupure, fracture, fouure, amputation, perte de conscience, etc., résultant de l'exposition à un incident dans le milieu de travail. Blessures entraînant une perte de temps de travail - comprend les accidents mortels, l'invalidité totale permanente et les cas de perte de jour de travail résultant d'une blessure subie au travail. Blessures consignées - comprend les accidents mortels, l'invalidité totale permanente, les cas entraînant des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste et les cas nécessitant des soins médicaux. Cas de perte de jour de travail (CPJT) - il s'agit de blessures subies au travail qui rendent la victime provisoirement incapable de s'acquitter des fonctions liées à son emploi normal, ou d'exercer des fonctions limitées, durant tout jour de travail prévu à son horaire normal qui suit celui où l'accident s'est produit. Cas entraînant des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste (CJLEF) - il s'agit d'une blessure ou d'une maladie reliée au travail qui empêche une personne de s'acquitter de toutes les fonctions liées à son emploi normal pendant un quart de travail prévu à son horaire, ou qui l'empêche d'être affectée à un autre emploi, de façon temporaire ou permanente, après le jour où la blessure ou la maladie est survenue. |
Les membres de l'ACPP sont principalement des sociétés gazières et pétrolières du secteur amont et il se pourrait que leurs données ne soient pas directement comparables avec celles des sociétés de transport par conduite. |
| PLCAC | Toute blessure corporelle ou maladie liée au travail qui entraîne une perte de temps de travail. Cette dernière se calcule à compter du jour qui suit le jour où l'accident s'est produit. | Les données de la PLCAC ne comprennent pas les renseignements des entrepreneurs non syndiqués en construction pipelinière. Les données concernant la construction de canalisations principales devraient être généralement comparables avec les données sur les entrepreneurs présentées en vertu du programme d'IRS. |
| BLS | Les données présentées sont tirées des classifications industrielles visant les domaines « construction lourde, sauf les routes - 162 » et « production et distribution du gaz - 492 », et se rapportent aux blessures entraînant « des jours d'absence du travail, des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste, ou les deux, de 2000 à 2002 ». Les classifications industrielles ont été modifiées en 2003. Les données présentées pour la période 2003-2005 sont tirées des classifications industrielles visant les domaines « construction de réseaux de services publics - 2371 » et « transport par conduite - 486 », et se rapportent aux blessures entraînant « des jours d'absence du travail, des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste, ou les deux ». | Les données sur la construction lourde devraient être généralement comparables avec les données des entrepreneurs signalées à l'ONÉ. Les données sur la production et la distribution du gaz et les données sur le transport par conduite devraient être comparables avec les données sur les employés de société signalées à l'ONÉ. |
| OGP | Une blessure est désignée par les termes « cas de perte de jour de travail (CPJT) » et « cas entraînant des jours de limitation de l'exercice des fonctions du poste (CJLEF) ». Toute blessure reliée au travail, autre qu'une blessure mortelle, qui rend une personne incapable de travailler ou est suffisamment grave pour l'empêcher d'exercer ses fonctions habituelles durant toute journée postérieure au jour de l'accident au travail. L'expression « toute journée » s'entend des jours de repos, de la fin de semaine, des jours de congé, des jours de fête légale ou de jours subséquents à la cessation de l'emploi. |
Tableau A2.3 - Comparaison des critères de signalement des rejets de liquides
| Source | Exigences de signalement |
|---|---|
| ONÉ | Tout rejet non intentionnel ou non confiné d'hydrocarbures liquides causé par une défaillance du corps de la canalisation, dont le volume est supérieur à 1,5 m3. |
| ERCB | En cas de fuite ou de bris dans un pipeline, le titulaire de la licence doit veiller à ce que l'ERCB soit informé immédiatement de l'endroit où la fuite ou le bris s'est produit. « Fuite » désigne l'échappement d'une substance à partir d'un pipeline. « Bris » s'entend d'une rupture survenue dans une partie quelconque d'un pipeline. |
| ACPP | Une rupture de pipeline est définie comme suit : « tout déchirement ou fracture du matériau d'une canalisation qui compromet de façon immédiate l'exploitation du pipeline » [ACPP, 2007] Une fuite de pipeline est définie comme suit : « ouverture, fissure ou trou dans un pipeline qui cause une perte de produit, mais ne compromet pas de façon immédiate l'exploitation du pipeline » [ACPP, 2007] |
| PHMSA | Perte de 8 m3 ou plus, ou dommages à la propriété excédant 50 000 $US. Après le 7 février 2002 : rejet de 5 gallons (19 litres) ou plus. |
| CONCAWE | Le volume minimum des déversements à signaler a été fixé à 1 m3, mais un déversement inférieur à 1 m3 doit être signalé s'il entraîne des conséquences graves ou exceptionnelles du point de vue de la sécurité ou de l'environnement. |
Tableau A2.4 - Comparaison des critères de signalement des rejets de gaz
| Source | Exigences de signalement |
|---|---|
| ONÉ | Tout rejet non intentionnel ou non contrôlé de gaz naturel. |
| PHMSA | Rejets de gaz ayant provoqué la mort d'une personne ou une blessure corporelle exigeant une hospitalisation, ou occasionné des coûts totaux de 50 000 $US ou plus. |
| EGIG | Tout rejet accidentel de gaz à partir d'un pipeline terrestre exploité à une pression supérieure à 1 500 kPa, qui survient dans la canalisation (à l'exclusion de tout autre élément) à l'extérieur du périmètre clôturé d'une installation. |
Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2006, des données ont été présentées volontairement à l'Office par des sociétés qui étaient propriétaires ou exploitantes d'environ 98 % de la longueur totale des réseaux pipeliniers réglementés par l'ONÉ en vertu de la Loi sur l'Office national de l'énergie. Les sociétés signalent habituellement tout incident survenu sur les réseaux pipeliniers qui leur appartiennent et qui sont réglementés par l'ONÉ.
Sociétés déclarantes en 2006 :
| Alliance Pipeline Ltd. AltaGas Pipeline Partnership ARC Resources Ltd. Berens Energy Ltd. BP Canada Energy Company Canadian Montana Pipeline Company Canadian Natural Resources Limited Corporation Champion Pipeline Enbridge Inc. EnCana Corporation ExxonMobil Canada Ltd. Harvest Operations Corp. Husky Oil Limited Kinder Morgan Canada Inc. Nexen Inc. |
NuVista Energy Ltd. Omimex Canada Ltd. Pengrowth Corporation PennWest Petroleum Pioneer Natural Resources Canada Inc. Pipelines Trans-Nord Inc. Pipe-lines Montréal ltée Sierra Production Company Spectra Energy Gas Transmission St. Clair Pipelines Inc. Terasen Gas Inc. TransCanada PipeLines Limited True Energy Trust Union Gas Limited Vector Pipeline Limited Partnership |
Le tableau A3.1 indique la longueur des pipelines visés par les données déclarées.
Tableau A3.1 - Statistiques sur les pipelines réglementés par l'ONÉ
| Année | Nombre de kilomètres visés |
Nombre total de kilomètres |
|---|---|---|
| 2000 | 39 190 | 42 919 |
| 2001 | 42 670 | 42 968 |
| 2002 | 41 555 | 43 124 |
| 2003 | 42 189 | 43 252 |
| 2004 | 41 386 | 43 371 |
| 2005 | 41 270 | 43 440 |
| 2006 | 43 610 | 44 500 |
Le tableau A3.2 présente les données brutes utilisées pour calculer les taux de fréquence de blessures chez les sociétés pipelinières réglementées par l'ONÉ.
Tableau A3.2 - Données sur les blessures pour les pipelines réglementés par l'ONÉ
| Année | Heures- entrepreneurs |
Heures- employés de sociétés |
Blessures- entrepreneurs |
Blessures- employés de sociétés |
|---|---|---|---|---|
| 2000 | 6 255 390 | 7 034 954 | 55 | 6 |
| 2001 | 1 606 271 | 4 827 678 | 40 | 18 |
| 2002 | 1 357 577 | 5 103 983 | 13 | 4 |
| 2003 | 788 466 | 4 869 253 | 12 | 16 |
| 2004 | 1 573 743 | 4 722 044 | 9 | 12 |
| 2005 | 1 218 350 | 4 925 620 | 7 | 15 |
| 2006 | 2 140 650 | 3 811 330 | 28 | 29 |
| Année | Pipelines de liquides | Gazoducs | Total |
|---|---|---|---|
| 2000 | 1 124 735 | 12 165 609 | 13 290 344 |
| 2001 | 1 808 947 | 4 625 003 | 6 433 950 |
| 2002 | 1 822 637 | 4 638 923 | 6 461 560 |
| 2003 | 1 655 670 | 4 002 049 | 5 657 719 |
| 2004 | 1 615 406 | 4 680 381 | 6 295 787 |
| 2005 | 1 398 649 | 4 745 321 | 6 143 969 |
| 2006 | 1 625 244 | 4 326 736 | 5 951 979 |
Le tableau A3.3 présente des données comparatives sur la longueur des pipelines régis par les organismes de référence visés dans le rapport.
Tableau A3.3 - Statistiques des organismes de référence
| Année | Organisme | Kilomètres de gazoducs | Kilomètres de pipelines d'hydrocarbures liquides | Nombre total de kilomètres visés |
|---|---|---|---|---|
| 2000 | ONÉ | 25 970 | 13 220 | 39 190 |
| 2000 | ERCB | 229 034 | 16 410 | 245 444 |
| 2000 | ACPP | Non disponible | Non disponible | 175 646 |
| 2000 | PHMSA | 524 000 | 249 020 | 773 020 |
| 2000 | EGIG | 110 236 | Non disponible | 110 236 |
| 2000 | CONCAWE | Non disponible | 30 800 | 30 800 |
| 2001 | ONÉ | 26 510 | 16 170 | 42 680 |
| 2001 | ERCB | 245 466 | 16 818 | 262 284 |
| 2001 | ACPP | Non disponible | Non disponible | 182 818 |
| 2001 | PHMSA | 479 800 | 255 060 | 734 860 |
| 2001 | EGIG | 110 236 | Non disponible | 110 236 |
| 2001 | CONCAWE | Non disponible | 35 575 | 35 575 |
| 2002 | ONÉ | 26 752 | 14 803 | 41 555 |
| 2002 | ERCB | 255 032 | 17 118 | 272 150 |
| 2002 | ACPP | Non disponible | Non disponible | 225 482 |
| 2002 | PHMSA | 526 007 | 258 409 | 784 899 |
| 2002 | EGIG | 109 524 | Non disponible | Non disponible |
| 2002 | CONCAWE | Non disponible | 35 592 | 35 592 |
| 2003 | ONÉ | 26 943 | 15 245 | 42 189 |
| 2003 | ERCB | 268 549 | 17 391 | 285 940 |
| 2003 | ACPP | Non disponible | Non disponible | 266 356 |
| 2003 | PHMSA | 522 020 | 258 892 | 780 912 |
| 2003 | EGIG | 114 285 | Non disponible | Non disponible |
| 2003 | CONCAWE | Non disponible | 36 422 | 36 422 |
| 2004 | ONÉ | 27 146 | 14 812 | 41 958 |
| 2004 | ERCB | 288 388 | 17 793 | 306 181 |
| 2004 | ACPP | Non disponible | Non disponible | 272 221 |
| 2004 | PHMSA | 518 283 | 270 262 | 788 545 |
| 2004 | EGIG | 122 168 | Non disponible | 122 168 |
| 2004 | CONCAWE | Non disponible | 35 383 | 35 383 |
| 2005 | ONÉ | 27 002 | 14 269 | 41 270 |
| 2005 | ERCB | 305 274 | 18 019 | 323 534 |
| 2005 | ACPP | Non disponible | Non disponible | 309 391 |
| 2005 | PHMSA | 522 960 | 266 493 | 789 452 |
| 2005 | EGIG | Non disponible | Non disponible | Non disponible |
| 2005 | CONCAWE | Non disponible | Non disponible | Non disponible |
| 2006 | ONÉ | 28 080 | 15 530 | 43 610 |
| 2006 | ERCB | 32 1940 | 18 140 | 340 086 |
| 2006 | ACPP | Non disponible | Non disponible | Non disponible |
| 2006 | PHMSA | 515 108 | 264 935 | 780 043 |
| 2006 | EGIG | Non disponible | Non disponible | Non disponible |
| 2006 | CONCAWE | Non disponible | Non disponible | Non disponible |
Le tableau A3.4 présente les données comparatives, selon l'organisme source.
Table A3.4 - Données sur la fréquence des blessures
(nombre de blessures par 200 000 heures travaillées)
| Année | Source* | Entrepreneurs Taux de fréquence |
Employés Taux de fréquence |
Travailleurs Taux de fréquence |
|---|---|---|---|---|
| 2000 | ONÉ | 1,76 | 0,17 | 0,92 |
| 2000 | LOPC | Non disponible | Non disponible | 1,06 |
| 2000 | RHDCC | Non disponible | 0,51 | Non disponible |
| 2000 | ACPP | 3,13 | 1,05 | 2,49 |
| 2000 | PLCAC | 2,88 | Non disponible | Non disponible |
| 2000 | BLS | 3,60 | 3,00 | Non disponible |
| 2000 | OGP | 0,47 | 0,31 | 0,41 |
| 2001 | ONÉ | 4,98 | 0,75 | 1,80 |
| 2001 | LOPC | Non disponible | Non disponible | 0,52 |
| 2001 | RHDCC | Non disponible | 0,56 | Non disponible |
| 2001 | ACPP | 2,61 | 0,89 | 2,06 |
| 2001 | PLCAC | 1,25 | Non disponible | Non disponible |
| 2001 | BLS | 3,90 | 2,50 | Non disponible |
| 2001 | OGP | 0,38 | 0,31 | 0,36 |
| 2002 | ONÉ | 1,92 | 0,16 | 0,53 |
| 2002 | LOPC | Non disponible | Non disponible | 0,56 |
| 2002 | RHDCC | Non disponible | 0,30 | Non disponible |
| 2002 | ACPP | 1,86 | 1,02 | 1,64 |
| 2002 | PLCAC | 1,72 | Non disponible | Non disponible |
| 2002 | BLS | 3,50 | Non disponible | Non disponible |
| 2002 | OGP | 0,32 | 0,19 | 0,28 |
| 2003 | ONÉ | 3,04 | 0,66 | 0,99 |
| 2003 | LOPC | Non disponible | Non disponible | 0,40 |
| 2003 | RHDCC | Non disponible | 0,33 | Non disponible |
| 2003 | ACPP | 2,15 | 1,34 | 1,80 |
| 2003 | PLCAC | 0,00 | Non disponible | Non disponible |
| 2003 | BLS | 3,80 | 1,00 | Non disponible |
| 2003 | OGP | 0,35 | 0,17 | 0,29 |
| 2004 | ONÉ | 1,14 | 0,51 | 0,67 |
| 2004 | LOPC | Non disponible | Non disponible | 0,46 |
| 2004 | RHDCC | Non disponible | 0,42 | Non disponible |
| 2004 | ACPP | 1,90 | 1,00 | 1,64 |
| 2004 | PLCAC | 0,00 | Non disponible | Non disponible |
| 2004 | BLS | 3,20 | 1,40 | Non disponible |
| 2004 | OGP | 0,31 | 0,20 | 0,28 |
| 2005 | ONÉ | 1,15 | 0,61 | 0,72 |
| 2005 | LOPC | Non disponible | Non disponible | 0,54 |
| 2005 | RHDCC | Non disponible | 0,32 | Non disponible |
| 2005 | ACPP | 1,74 | 0,95 | 1,52 |
| 2005 | PLCAC | 0,00 | Non disponible | Non disponible |
| 2005 | BLS | 3,20 | 0,90 | Non disponible |
| 2005 | OGP | 0,31 | 0,17 | 0,27 |
| 2006 | ONÉ | 1,59 | 1,52 | 1,55 |
| 2006 | LOPC | Non disponible | Non disponible | 0,25 |
| 2006 | RHDCC | Non disponible | Non disponible | Non disponible |
| 2006 | ACPP | 1,74 | 0,83 | 1,48 |
| 2006 | PLCAC | 0,56 | Non disponible | Non disponible |
| 2006 | BLS | 3,10 | 0,90 | Non disponible |
| 2006 | OGP | 0,30 | 0,19 | 0,27 |
| * Les données de l'ACPP portent sur la fréquence de l'ensemble des blessures consignées subies par les travailleurs. Elles englobent les accidents mortels et les cas exigeant des soins médicaux, lesquels ne font pas partie des données de l'ONÉ. | ||||