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Conférence sur l'avenir énergétique du Canada - Bâtir un avenir énergétique durable - Résumé - 12 mars 2010

2010

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Conférence sur l'avenir énergétique du Canada - Bâtir un avenir énergétique durable - Résumé - 12 mars 2010 [PDF 347 ko]

Enfants dans un champ faisant face à une éolienne

Table des matières

Introduction

Messages clés

Résumé des séances

Discours thème : Bâtir un avenir énergétique durable - Que cela signifie-t-il pour le Canada?

  • Premier conférencier
  • Résumé
  • Deuxième conférencier
  • Résumé

Séances concurrentes

Annexe 1 - Liste des participants

Annexe 2 - Données démographique et évaluation

Annexe 3 - Ordre du jour

Annexe 4 - Présentations

Introduction

Le 12 mars 2010, l’Office national de l’énergie (Office ou ONÉ) a tenu à Ottawa une conférence d’une journée ayant pour thème « Bâtir un avenir énergétique durable ». Cette conférence se voulait un suivi de l’atelier de 2008 sur l’avenir énergétique, qui avait remporté un vif succès. Vingt-trois experts ont commenté diverses questions sur le développement durable à l’échelle du pays, en fonction de leur domaine de spécialité. La conférence ciblait plus particulièrement les tendances du marché de l’énergie (soit l’offre et la demande et les prix) ainsi que les facteurs qui ont une incidence sur ces tendances (p. ex., les politiques environnementales et la conjoncture).

La conférence tenait également lieu de forum aux parties prenantes intéressées du secteur de l’énergie qui ont pu discuter de questions énergétiques à long terme. Tenir une conférence comporte plusieurs avantages, notamment exposer les participants à divers points de vue, permettre la communication en temps réel, favoriser la discussion et le réseautage et enfin, fournir une occasion de discuter de questions d’actualité. En 2010, ces questions comprenaient la volatilité des marchés énergétiques et de la conjoncture, les politiques annoncées par le gouvernement et la législation gouvernementale en voie d’être adoptée.

L’Office a l’intention d’utiliser les renseignements recueillis à la conférence pour guider ses futures analyses énergétiques. L’Office espère en outre que les parties prenantes trouveront ces renseignements utiles pour mener à bien leurs travaux. C’est avec cette fin en tête que l’Office a préparé le présent résumé de haut niveau de la conférence et qu’il a mis les présentations des conférenciers à la disposition du public, sur son site Web. Les présentations et le matériel connexe au rapport sur l’avenir énergétique du Canada sont accessibles à www.neb-one.gc.ca. Nota : Les opinions exprimées dans le présent document et dans les présentations sont celles des conférenciers et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de l’Office.

Messages clés

La conférence a fourni aux Canadiens une occasion de discuter de questions importantes touchant l’énergie. Afin d’établir une perspective équilibrée des questions, chaque séance comptait divers conférenciers représentant le point de vue de l’industrie, des experts-conseils, des organismes voués à la protection de l’environnement et du gouvernement. Point commun à toutes les séances : la nécessité de trouver un consensus en matière de politiques et de réglementation afin de créer davantage de certitude quant aux investissements dans la nouvelle technologie et les projets à long terme. Les conférenciers ont souligné que, compte tenu de l’apport des sables bitumineux et du gaz de schistes à la production du Canada, il serait avantageux d’investir dans de nouvelles infrastructures de transport vers les marchés intérieurs et internationaux.

Le lien entre l’économie mondiale et les marchés de l’énergie est devenu très évident lorsque le monde est entré en récession. La demande d’énergie a baissé en Amérique du Nord, ce qui a entraîné un fléchissement des prix du marché. Il est essentiel de comprendre le rapport entre l’économie et les marchés de l’énergie pour être en mesure de faire une évaluation éclairée des futures tendances énergétiques. Au Canada, l’innovation contribue à l’évolution constante du secteur de l’énergie, car la mise en valeur de nouvelles sources non classiques permet de contrebalancer les déclins de la production classique. Les sables bitumineux et le gaz de schistes, connus comme les principales sources énergétiques de l’avenir, sont devenus le point d’intérêt des participants de l’industrie. Il est important de mettre en valeur ces sources non classiques de telle sorte que les processus de réglementation soient efficients, les politiques soient mises en œuvre et la croissance économique ne soit pas entravée. Le Bureau de gestion des grands projets (BGGP) est une organisation qui a été mise en œuvre pour assurer le suivi des projets énergétiques au nord du 60e parallèle et d’éviter de perdre des occasions d’investissement en raison de la longueur des processus de réglementation. Des organisations telles que QUEST et des programmes comme celui des tarifs de rachat garantis (TRG) en Ontario devraient contribuer à créer un Canada plus écologique. Cela est important pour les Canadiens, car la nation dépend de la mise en valeur de son énergie pour l’emploi et la croissance et en tant que moteur économique.

Les forages visant du gaz de schistes sont de plus en plus rentables en raison des progrès technologiques qui ont permis de réduire à la fois les coûts et les délais d’exécution. Parce qu’il est important pour les producteurs que le gaz débouche sur des marchés potentiels, il faut envisager de faire des investissements dans l’infrastructure requise et aménager celle-ci dans les meilleurs délais. Le projet de terminal méthanier Kitimat pourrait contribuer à acheminer l’approvisionnement vers un marché plus important, car il permettrait aux producteurs canadiens d’exporter leur gaz vers des marchés internationaux qui ne leur étaient pas accessibles par le passé. Le Canada deviendrait du coup un intervenant concurrentiel sur le marché gazier mondial.

Le Canada dispose d’une grande quantité de pétrole non classique tant à terre qu’au large de ses côtes. Les investissements dans les forages extracôtiers ont financièrement profité à Terre-Neuve, où les forages pétroliers ont été une réussite. D’autres projets au large des côtes de Terre-Neuve sont en cours d’exploitation et des projets existants prennent de l’expansion. Dans le nord de l’Alberta, la mise en valeur des sables bitumineux fait face à des obstacles économiques et environnementaux. Le fait que Canada soit un exportateur net de pétrole brut devrait motiver l’industrie pétrolière et le gouvernement à affronter les obstacles qui freinent la mise en valeur des sables bitumineux, ce qui profiterait à l’économie. Les conférenciers ont souligné à quel point il est impératif d’adopter des politiques qui tiennent compte de la nécessité de mettre en valeur les sables bitumineux, et ce, à moindre coût. C’est en s’efforçant d’améliorer la technologie, d’accroître l’infrastructure et de faire des progrès en matière de politique sur les changements climatiques que le Canada pourra soutenir la concurrence sur les marchés pétroliers mondiaux.

Les travaux entourant les diverses politiques sur les changements climatiques continuent de progresser à divers niveaux de gouvernement; cependant, les plus grands progrès sont accomplis au niveau infranational. Les programmes et politiques influenceront probablement les cibles et les ententes nationales et internationales, ce qui aura des répercussions profondes sur la consommation et la production au Canada.

Résumés des séances

Discours thème : Bâtir un avenir énergétique durable - Que cela signifie-t-il pour le Canada?

La séance thème comptait deux conférenciers qui ont exposé à tour de rôle leur point de vue sur la question du développement durable au Canada. Il s’agissait de Dennis McConaghy, de TransCanada PipeLines, et de Tim Weis, du Pembina Institute.

Premier conférencier
Perspectives on Canadian Energy/Climate Policy (points de vue au sujet des politiques énergétiques et climatiques au Canada)

Dennis McConaghy, vice-président directeur, Mise en valeur et stratégie, Pipelines, TransCanada PipeLines

Résumé

La séance a commencé par un bilan de l’évolution de la politique énergétique du Canada depuis 1985, année où les premiers marchés ont été déréglementés au pays. La déréglementation a eu un effet bénéfique, car elle a contribué à l’accroissement de la production, de l’emploi et de la balance commerciale du Canada. L’entrée en vigueur de l’ALÉNA en 1994 a favorisé les échanges et les exportations de pétrole et de gaz.

Récemment, des signes d’intervention gouvernementale ont été constatés dans le secteur de l’énergie de l’Amérique du Nord. À l’instar des États-Unis, notamment dans le cas des subventions fédérales visant les normes d’État relatives au portefeuille d’énergie renouvelable, des politiques ont été mises en œuvre au Canada en vue de stimuler la croissance du développement durable par l’entremise de subventions obligatoires. Une plus grande intervention des organismes gouvernementaux et de réglementation se traduit toutefois par une baisse de l’efficience et de la rapidité d’exécution des projets, ce qui crée des difficultés sur le plan de la mise en valeur de ressources importantes. La nécessité d’aménager de nouvelles infrastructures et installations pipelinières constitue un bon exemple de ces difficultés.

La politique sur les changements climatiques menace elle aussi la mise en valeur des ressources. Le Canada a annoncé qu’il alignerait ses cibles en matière d’émissions sur celles de la politique climatique des États-Unis. Les deux pays présentent cependant de grandes différences, ce qui pourrait compliquer les choses : le Canada est un grand exportateur et consommateur d’énergie et ses émissions issues de la production d’hydrocarbures sont beaucoup plus importantes. Les États-Unis sont pour leur part un grand importateur d’énergie et ses émissions proviennent, pour la majeure partie, de la production d’électricité à partir du charbon. Le simple remplacement du charbon par du gaz naturel dans la production d’électricité confère aux États-Unis une grande latitude pour réduire leurs émissions.

Le délai pour réduire les émissions est également un mystère. Comment faire pour réduire les émissions de manière substantielle sans perdre le capital qui est encore productif? Il faut envisager des délais réalistes tant au niveau provincial que national.

Deuxième conférencier
Renewing Canada's Future (renouveler l'avenir du Canada)

Tim Weis, directeur, Politique sur l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique, Pembina Institute

Résumé

Pour débuter, Tim Weis a démontré la nécessité de s'attaquer aux changements climatiques afin d'assurer un avenir durable aux Canadiens. Une extrapolation des émissions de dioxyde de carbone anthropiques observées entre 2002 et 2007 a permis de dégager de nombreux scénarios de l'avenir selon un accroissement moyen des taux d'émissions. A suivi une discussion sur le scénario A1F1, qui fait partie du Rapport spécial sur les scénarios d'émissions[1] produit par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Ce scénario a été décrit comme l'un où les préoccupations environnementales ne l'emportent pas sur la volonté d'accumuler une fortune personnelle. Il s'agit du scénario où les émissions sont les plus élevées et où le Canada atteint la limite maximale de « sécurité » de 2 oC en 2040 et où les émissions doivent être réduites de moitié avant 2050 pour que le pays soit en mesure de rester dans la zone de sécurité. Parce qu'il fait partie des 10 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES) au monde, le Canada doit prendre ses responsabilités en faisant sa part pour réduire les émissions. Par conséquent, le Canada doit atteindre la cible de sécurité de 2 oC d'ici 2020, tandis qu'il jouit encore d'une grande qualité de vie, d'une économie croissante et d'une création d'emplois soutenue[2].

[1] Il est possible de consulter le rapport spécial sur les scénarios d'émissions (en anglais seulement) produit par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.
[2] Il est possible de consulter le rapport Protection climatique, prospérité économique.

L'un des moyens d'arriver à assurer un avenir durable consiste à réduire les émissions les plus importantes provenant de la production d'électricité, qui comptaient pour 16 % des émissions du Canada en 2007. À l'heure actuelle, les provinces visent une production d'énergie éolienne de 15 000 MW d'ici 2015. Le gouvernement fédéral a pour cible que d'ici 2020, 90 % de la production d'électricité n'émette aucun GES. Pour y arriver, les provinces (notamment l'Ontario et la Nouvelle-Écosse) doivent utiliser moins de charbon pour alimenter les centrales et le Canada doit recourir davantage à des sources d'énergie renouvelable de sorte que celles-ci représentent 15 % de l'approvisionnement d'ici 2020.

La mise en valeur des sources d'énergie renouvelable évolue rapidement dans d'autres parties du monde. En 2008, l'Allemagne, pays où la demande d'électricité est comparable à celle du Canada, a réussi à produire 15 % de son électricité au moyen d'énergies renouvelables. Qui plus est, le coût de la loi sur l'énergie renouvelable de l'Allemagne s'est révélé négligeable à 4 $ par mois par foyer et le secteur de l'énergie renouvelable emploie environ 280 000 personnes. À l'échelle mondiale, les investissements dans la production d'électricité à partir d'énergie renouvelable deviennent plus fréquents et contribuent à la création d'emplois. La province de l'Ontario a récemment lancé un programme de tarifs de rachats garantis (TRG) qui vise à promouvoir la production d'électricité au moyen d'énergie renouvelable et à mettre sur pied un réseau de transport intelligent.

En bref, la mise en valeur énergétique au Canada favorise l'emploi et la croissance et agit comme un moteur de l'économie. L'imposition de plafonds de CO2 pourrait avoir de grandes répercussions sur les investissements du Canada, ce dont doivent tenir compte la croissance économique et les politiques en atteignant les cibles au moindre coût. À l'heure actuelle, le gaz naturel semble être une bonne solution de rechange pour réduire les émissions. Avec la nouvelle technologie et la production accrue, le gaz naturel pourrait bien être l'élément clé de la politique climatique. La mise en valeur des énergies renouvelables prend de l'ampleur et peut être observée partout, des États-Unis à la Chine. Grâce à un leadership solide et à des efforts concertés, la vision qu'a le Canada de l'énergie renouvelable peut faire partie la solution de durabilité.

Séances concurrentes

Séance 1A - Prospérité, morosité ou viscosité? L'avenir de l'économie et des marchés de l'énergie

Conférenciers

Modératrice
Abha Bhargava, chef d'équipe, Demande énergétique, Office national de l'énergie

Conditions macroéconomiques actuelles
Kevin Page, directeur parlementaire du budget, Bibliothèque du Parlement

Prix futurs du pétrole et du gaz naturel et leur interdépendance
Joe Benneche, analyste gazier, Energy Information Agency

Analyse des prix des produits à la Banque du Canada
Ilan Kolet, analyste principal, Banque du Canada

Résumé

Au Canada et partout dans le monde, les conditions macroéconomiques ont une incidence sur les marchés énergétiques canadiens et mondiaux. La croissance économique est le moteur de la demande d'énergie. Les prix du pétrole sont déterminés sur le marché mondial par l'équilibre entre l'offre et la demande mondiales de pétrole et les prix du gaz naturel le sont par l'équilibre entre l'offre et la demande en Amérique du Nord. En outre, la conjoncture énergétique fournit le contexte de la politique monétaire. Pendant la séance, le conférencier s'est penché sur l'interdépendance des conditions macroéconomiques et des marchés de l'énergie.

La question de l'économie est critique cette année, car le monde se remet d'une récession. Les répercussions de la récession sur les marchés de l'énergie se sont traduites par la baisse de la demande, l'abandon de projets et le recul du prix des produits de base. Au Canada, le secteur énergétique et l'économie sont étroitement liés : d'une part, le secteur emploie de nombreux Canadiens et, d'autre part, les exportations d'énergie stimulent l'économie canadienne.

Heureusement, la récession n'a pas entraîné au Canada le type de repli qu'ont connu d'autres pays ni donné lieu aux niveaux de chômage des années 1980 et 1990. Selon Kevin Page, le Canada a su conserver sa position favorable pendant le marasme économique et il est impératif qu'il la conserve au cas où la récession aurait des contrecoups, car les tendances de rétablissement ne se dessinent pas encore de manière nette. Pour que le Canada maintienne sa capacité de résister aux ralentissements économiques, il lui faut accroître sa main-d'oeuvre et trouver des moyens de composer avec la croissance de la population inactive en raison du vieillissement. Le gouvernement doit s'attaquer à ces questions dès maintenant afin d'éviter une crise à l'avenir. Les faibles taux d'intérêt et les mesures de stimulation contribuent toutefois à revitaliser l'économie. D'ici 2014, le taux de chômage du Canada devrait se rétablir à son niveau naturel et le capital du pays devrait être entièrement investi.

La prévision des tendances du marché de l'énergie repose sur des facteurs clés tels que les futurs prix du pétrole et du gaz naturel et leur interdépendance. Dans ses perspectives sur l'énergie de 2010, l'organisme américain Energy Information Agency (EIA) prévoit qu'en 2035, les prix du pétrole se situeront dans une fourchette de 51 $US à 210 $US et que ce prix sera de 133 $US dans son scénario de référence[3]. Dans le scénario de référence de 2010, les prévisions de prix suivent une courbe légèrement inférieure à celle indiquée dans les perspectives annuelles sur l'énergie de 2009.

[3] Nota : Sauf indication contraire, les prix sont en dollars constants de 2008.

Les prévisions relatives au prix du pétrole sont dérivées d'hypothèses à l'égard de nombreux facteurs incertains, notamment la production de l'OPEP et des pays n'appartenant pas à l'OPEP, les conditions météorologiques et les stocks, les facteurs financiers (opérations de couverture, taux de change, etc.), la production de réserve, la consommation et les facteurs géopolitiques. Pour déterminer la tendance à long terme du prix du pétrole, l'EIA analyse les éléments fondamentaux de l'offre et de la demande en ce qui concerne les combustibles liquides. Les principaux facteurs servant à déterminer la demande de pétrole à l'échelle internationale sont l'activité économique et la population mondiales. Les facteurs qui jouent un rôle dans la demande comprennent l'adoption d'une règle à l'égard du comportement de l'OPEC sur le marché, l'estimation raisonnable de la production classique provenant des pays n'appartenant pas à l'OPEP et l'évaluation de la production non classique de liquides.

L'EIA suppose que les prix du gaz naturel dans le scénario de référence atteindront 7,31 $US d'ici 2035. À court terme, toutefois, les prix seront beaucoup plus faibles. Bien qu'en règle générale, les prix du gaz naturel soient étroitement liés à ceux du pétrole, des facteurs fondamentaux, dont la mise en valeur de zones schisteuses aux États-Unis, ont récemment contribué à les détacher. À long terme, les prix du gaz naturel subiront l'influence du potentiel de production d'électricité au moyen de gaz naturel, des hypothèses relatives à l'importation de GNL et des progrès de la technologie.

Dans les perspectives annuelles sur l'énergie de l'EIA pour 2009 et 2010, le ratio prix du pétrole-prix du gaz projeté suit une tendance supérieure à la moyenne historique des années antérieures et le scénario de référence suppose un ratio pétrole-gaz de 2:5 sur une base d'équivalence en BTU à la fin de la période de prévision. La fourchette demeure cependant très large : le ratio étant de 1:0 pour le scénario de prix du pétrole bas et de 3:8 pour le scénario de prix du pétrole élevé. Parmi les facteurs pouvant accroître l'écart se trouvent le recours à des contrats de gaz naturel qui ne sont pas basés sur le prix du pétrole, une capacité de liquéfaction excédentaire, un accroissement de la mise en valeur du gaz de schistes et le potentiel à long terme des hydrates de gaz. Les facteurs qui pourraient réduire l'écart ont trait aux questions liées à la demande, notamment l'augmentation du nombre de véhicules au gaz naturel, l'aménagement d'usines de liquéfaction des gaz et les exportations nord-américaines de GNL.

Les prix du gaz naturel deviendront plus difficiles à prédire avec l'évolution des facteurs déterminants du marché et la diversification des sources d'approvisionnement.

La Banque du Canada définit la politique monétaire du pays afin de fournir un cadre à la conjoncture canadienne. Ilan Kolet a souligné que les analyses de la Banque du Canada se fondent largement sur le prix des produits de base. Chaque trimestre, la Banque du Canada se sert d'un modèle basé sur la demande pour prévoir le prix des produits de base. L'information sert à donner des conseils sur la politique au Conseil de direction. Les produits énergétiques constituent la plus importante composante de l'indice des prix des produits de base de la Banque du Canada. Les deux tiers restants de l'indice regroupent les produits forestiers, les métaux et minéraux, les produits agricoles et les produits de la pêche.

Dans les pays asiatiques émergents, l'utilisation des produits de base s'accroît rapidement et va s'intensifiant, ce qui a des répercussions importantes sur les fluctuations de prix, et ce dont ne tenait pas compte les modèles antérieurs de projection des prix des produits de base de la Banque du Canada. La Banque s'emploie donc à mettre au point un nouveau modèle pour essayer de saisir le rôle des économies asiatiques émergentes sur les projections de prix des produits de base, tout en consignant l'incidence de l'expansion du produit intérieur brut (PIB) mondial sur la demande de produits de base.

Le nouveau modèle peut saisir les données liées à l'élasticité et aux chocs dans diverses régions, joue un rôle explicite à l'égard des marchés émergents et est facile à comprendre. Il comporte toutefois quelques limites : les données ne sont compilées que depuis 1996, année où ont commencé les estimations relatives à l'Asie, et il ne tient pas explicitement compte de certains facteurs financiers tels que les taux d'intérêt.

La Banque analyse également l'offre en vue de comprendre les effets des perspectives à long terme de l'offre de pétrole, les pays qui changent les règles du jeu en matière d'offre, notamment de gaz naturel, ainsi que les incidences de l'accumulation de stocks par la Chine et des réductions du prix des produits de base par l'OPEP.

L'économie mondiale et les marchés de l'énergie sont étroitement interreliés. Les changements sur le plan de la conjoncture ont une incidence sur l'offre et la demande d'énergie, ce qui entraîne des fluctuations des prix de l'énergie. Parallèlement, la conjoncture énergétique a un effet de rétroaction sur les décisions macroéconomiques telles que la politique monétaire. Il est important de comprendre ce lien et de l'analyser en profondeur pour être en mesure de prendre des décisions éclairées au sujet des tendances futures.

Séance 1B - Établir des rapports - L'infrastructure énergétique au Canada

Conférenciers

Modérateur
Eli Turk, vice-président, Association canadienne de l'électricité

Pipelines : Prestation de solutions énergétiques
Brenda Kenny, présidente et chef de la direction, Association canadienne de pipelines d'énergie

Major Projects Management Office Initiative (Initiative du Bureau de gestion des grands projets)
Jim Clarke, général - Exploitation, Bureau de gestion des grands projets

Integrated Community Energy Systems and Energy Infrastructure in Canada (Systèmes d'énergie intégrés au niveau communautaire et infrastructure énergétique au Canada)
Bob Oliver, directeur général, Pollution Probe

Résumé

Le Canada est un pays riche en ressources naturelles. L'infrastructure étendue dont il dispose assure aux Canadiens un approvisionnement adéquat en énergie. Il est critique d'investir et d'aménager de nouvelles infrastructures le plus tôt possible pour permettre le transport d'énergie sur de longues distances dans tout le pays. Dans sa présentation, Brenda Kenny a expliqué les défis et les occasions présentés par l'infrastructure énergétique au Canada, puis a traité de l'importance d'investir dans l'infrastructure pipelinière pour les besoins du transport d'énergie. Jim Clarke a parlé de la raison d'être du Bureau de gestion des grands projets (BGGP) et de la manière dont ce bureau a permis de faciliter les processus de réglementation. Enfin, Bob Oliver a démontré la nécessité de disposer de systèmes d'énergie intégrés au niveau communautaire en faisant un survol des travaux effectués par l'organisme Systèmes d'énergie de qualité pour les villes de demain (QUEST) pour accroître la sûreté et la fiabilité de la productibilité d'énergie au Canada.

Les pipelines, qui forment un réseau de plus de 100 000 km au Canada et aux États-Unis constituent le plus sécuritaire et le plus écologique de transporter le pétrole et le gaz. Par exemple, un gazoduc reliant le Canada et les États-Unis pourrait contribuer à réduire les émissions de CO2 des centrales au charbon si la centrale était alimentée par du gaz naturel et même si le combustible n'est pas entièrement remplacé. Mme Kenny a cerné les questions liées à l'aménagement de pipelines telles que la nécessité d'investir le plus rapidement possible dans de nouvelles installations et d'intégrer à l'infrastructure le nouvel approvisionnement tiré du gaz de schistes. Pour conclure, elle a souligné la collaboration entre le gouvernement et l'industrie pour assurer aux Canadiens un transport d'énergie sûr et fiable.

Le BGGP a été mis sur pied en raison des contraintes liées à la réglementation et à la capacité subies par un réseau au sud du 60e parallèle. L'initiative du BGGP a donné lieu, au bon moment, à une organisation prévisible et transparente qui contribue à favoriser la compétitivité des secteurs des ressources naturelles du Canada. Le BGGP utilise un outil Web, le suivi de projet du BGGP, qui permet au public de suivre et de surveiller l'état et l'avancement de grands projets. Afin d'accélérer le processus de réglementation, chaque projet est assigné à un directeur qui en supervise la progression et transmet des mises à jour au comité sous-ministériel afin de maintenir la responsabilité à ce niveau. Grâce à la rapidité et à l'efficacité permises par le BGGP, il est plus facile de faire des investissements dans les ressources naturelles et de saisir les occasions qui se présentent. À l'heure actuelle, le BGGP gère 53 projets totalisant 100 milliards de dollars d'investissements.

Les quartiers résidentiels comptent pour environ 50 % de la consommation d'énergie et des émissions de GES du Canada. QUEST a pour mission de favoriser des approches communautaires intégrées pour réduire les effets sur l'environnement et les coûts de l'énergie et pour accroître la sûreté et la fiabilité de la productibilité d'énergie. À cette fin, QUEST veille à l'intégration de tous les aspects communautaires, du logement à la gestion des déchets. À Victoria, en Colombie-Britannique, le projet Dockside Green est un exemple de système d'énergie intégré au niveau communautaire. Ancien site industriel, la parcelle de 15 acres a été aménagée en une collectivité autosuffisante de 26 immeubles, dont les installations techniques et électriques sont interreliées et interdépendantes. Un nouveau procédé génère de la chaleur au moyen de biocarburants dérivant de résidus de bois.

L'avenir énergétique du Canada dépend largement des investissements de capitaux dans l'infrastructure énergétique. L'aménagement de nouvelles infrastructures facilite le transport du gaz de schistes jusqu'aux marchés et la mise sur pied d'organismes tels que le BGGP et QUEST contribue à accroître l'efficience des processus de réglementation et à façonner un Canada plus écologique.

Séance 2A - Éclairez-moi - Les enjeux de l'offre et de la demande d'électricité au Canada

Conférenciers

Modérateur
Bob Modray, chef d'équipe, Électricité, Office national de l'énergie

Sommes-nous prêts à avoir des voitures électriques?
Angelo Giumento, ingénieur, Électrification des transports, Hydro-Québec

Accès aux marchés financiers pour des projets d'énergie renouvelable
Todd Williams, directeur, Énergie, Navigant Consulting, Inc.

Le défi de « l'économie verte » pour la réglementation du réseau électrique
Peter Fraser, gestionnaire principal, Infrastructure et énergies renouvelables, Commission de l'énergie de l'Ontario

Résumé

Au cours de la séance portant sur l'offre et la demande d'électricité ont été traités les thèmes de l'innovation, des investissements de capitaux et de l'énergie verte.

Pour débuter, Angelo Giumento a donné un aperçu du potentiel d’électrification du secteur des transports du Québec. Le gouvernement de la province s’est donné une cible de réduction de ses émissions de GES de 20 % sous les niveaux de 1990 d’ici 2020. En 2007, l’importante augmentation de 42 % des émissions de GES dans la province a été attribuée au secteur des transports. Avec l’aménagement d’une infrastructure à l’intention des transports publics électriques et la fabrication d’automobiles électriques, il serait possible de réduire les émissions de GES. À l’heure actuelle, des véhicules hybrides rechargeables font l’objet d’essais afin d’en évaluer la charge sur le réseau électrique. La technologie des piles avancées facilitera la recharge rapide et le fonctionnement à basse température (-50 degrés Celsius). Des questions encore sans réponse sont à l’étude, notamment l’ampleur de l’infrastructure nécessaire pour accueillir un système de transport électrique. Le rôle d’Hydro-Québec consiste à favoriser les technologies de transport électrique.

Todd Williams a ensuite traité de l'accès aux marchés de capitaux pour les projets relatifs à l'énergie renouvelable. Le financement et l'atténuation des risques liés à l'investissement représentent les plus grandes difficultés lorsqu'il faut obtenir des capitaux pour la réalisation d'un projet relatif à l'énergie renouvelable. Au Canada, il existe de nombreuses sources de capitaux d'emprunt pour la réalisation de projets d'énergie renouvelable; par exemple, les obligations privées et d'État et le financement des vendeurs. La tolérance d'une banque à l'égard du risque dépend fortement de son expérience en matière de projets d'énergie renouvelable. Parce que l'Europe possède une plus grande expérience de ce type de projet que l'Amérique du Nord, les banques européennes devancent souvent les autres. En règle générale, le prix de l'emprunt est de 5 % à 7 %. Les capitaux peuvent provenir d'un fonds de pension, d'une entreprise privée ou d'une fiducie de revenu. Étant donné que le coût d'un seul projet d'énergie renouvelable peut atteindre les centaines de millions de dollars, il est important de faire preuve de toute la diligence requise avant de prendre une décision d'investissement. Des modèles du projet montrent que les sommes d'argent peuvent être versées et que, le cas échéant, les risques liés au projet ont été suffisamment atténués. Les conventions d'achat d'électricité constituent une étape cruciale des mesures d'atténuation des risques liés au projet.

En guise de conclusion, Peter Fraser a abordé trois points importants ayant trait au programme de TRG. Pourquoi le virage vers une économie verte est-il essentiel? À quel point le transport d'énergie en fonction du programme de TRG est-il une réussite? Comment les organismes de réglementation s'adapteront-ils au changement? En Ontario, les prix du programme de TRG ne sont pas fixés dans l'optique de réduire le plus possible les coûts de la production, mais plutôt de manière à assurer la diversité des technologies, ce qui se traduit par un taux de rendement raisonnable pour les investisseurs. À l'heure actuelle, la production renouvelable connaît une grande expansion en Ontario et le gouvernement provincial n'a pas mis de limite à la quantité d'énergie verte obtenue en vertu du programme. De nouvelles lignes de transport seront requises afin d'absorber toute la nouvelle production attribuable au programme de TRG.

Les organismes de réglementation devront mettre en oeuvre de nouvelles politiques et assumer le rôle délicat d'approuver la construction de nouvelles installations en fonction seulement des prévisions de nouvelle production. Étant donné qu'une autorisation de construire peut entraîner une expropriation, le risque n'est pas négligeable. Il est possible d'atténuer ce type de risque en séparant l'étape d'approbation du projet de celle de la construction. En plus d'être bénéfique pour l'environnement, l'économie verte promue par le programme de TGR permettra de créer des emplois dans le secteur de la production d'électricité.

Séance 2B - L'offre de gaz naturel - Vision d'avenir

Conférenciers

Modérateur
Jim Davidson, chef d'équipe, Gaz, Office national de l'énergie

North American Natural Gas (Gaz naturel nord-américain)
Zoe Anderson, directrice, Analyse des marchés canadiens, BP Canada Energy Company

Natural Gas Supply - The New Paradigm (Offre de gaz naturel - Le nouveau paradigme)
Kim Joslin, vice-président, Principes fondamentaux, EnCana

Canadian Natural Gas is Going Global (L'offre de gaz naturel canadien vise le monde)
Alfred Sorensen, président, chef de la direction et membre du conseil d'administration, Galvenston LNG

Canadian Natural Gas Demand Trends (Tendances de la demande de gaz naturel au Canada)
Bryan Gormley, directeur, Politique et économie, Association canadienne du gaz

Résumé

La production gazière évolue en Amérique du Nord, en raison des progrès technologiques. Étant donné que les forages visant du gaz classique sont de moins en moins rentables, la production de gaz non classique prend de l'ampleur et permet de contrebalancer les déclins de la production classique. La séance traite de la production de gaz de schistes du Canada et de ses incidences sur la demande intérieure et sur les marchés mondiaux de l'énergie.

D’entrée de jeu, Zoe Anderson a déclaré que les prix sur les marchés gaziers contribuent à équilibrer l’offre et la demande. Entre 2000 et 2007, les prix du gaz naturel étaient élevés parce que l’équilibre était précaire entre l’offre et la demande. Ces prix élevés ont toutefois stimulé les investissements dans la technologie et l’exploration des ressources gazières non classiques, ce qui a entraîné la mise en valeur de zones schisteuses aux États-Unis. En 2009, les prix sont demeurés faibles tout au long de l’un des hivers les plus froids des 100 dernières années. Bien que la faiblesse des prix s’explique en partie par l’affaissement de l’économie mondiale et la crainte d’une double récession, elle est surtout attribuable à la mise en valeur du gaz de schistes du côté de l’offre. Il s’agit d’un fait nouveau qui change la donne.

Kim Joslin a fourni plus de détails sur la mise en valeur de zones schisteuses en Amérique du Nord. Fait intéressant, la première année, la production de gaz de schistes est deux fois plus importante que la production tirée d'un puits gazier classique. Les technologies de forage et de complétion de puits permettent de réduire les coûts constamment. À Montney, les coûts ont baissé de 80 % au cours des quatre dernières années la situation est similaire à Horn River et la durée des forages est passée de 65 jours à 35 jours.

Alfred Sorensen a pour sa part fait un survol du projet de terminal méthanier Kitimat, qui devrait être le plus important projet d'infrastructure dans l'Ouest du Canada depuis la construction du pipeline Alliance. Le projet, dont le coût est évalué à 3,7 milliards de dollars, prévoit des installations qui permettront aux producteurs gaziers d'avoir accès à de nouveaux marchés et de combler l'écart de prix entre l'Amérique du Nord et l'Asie. Le terminal favorisera la constitution de réserves gazières supplémentaires dans l'Ouest du Canada, car il permettra aux producteurs de livrer concurrence sur les marchés mondiaux. Pour l'utilisateur final, il s'agit d'une nouvelle source d'approvisionnement qui présente peu de risques sur le plan géopolitique. Le terminal favorise également la diversité de l'offre à un moment où la Malaisie, l'Indonésie et Oman réduisent la demande contractuelle et abrègent les délais de livraison.

Il faudra compter environ 10 jours pour la livraison vers les principaux marchés, mais le délai sera plus court une fois les travaux d'expansion du canal de Panama terminés en 2014. L'expansion du canal offrira en outre une occasion d'expédition vers l'Europe. Le processus d'évaluation environnementale et le processus de réglementation des Premières Nations étant terminés, le projet passe maintenant par les processus d'ingénierie de base. La mise en service devrait avoir lieu en 2015.

Bryan Gormley a conclu la discussion par un coup d'oeil sur les tendances de la consommation de gaz naturel. L'amélioration de l'efficacité énergétique a fait baisser la demande par consommateur, ce qui a entraîné un ralentissement de la croissance de la demande des secteurs résidentiel, industriel et commercial. Dans le secteur résidentiel, la demande d'énergie sert surtout au chauffage des bâtiments et de l'eau. Bien que la taille des maisons et leur nombre se soient accrus, la demande de gaz n'a pas augmenté. Les maisons sont construites conformément à des normes supérieures d'efficacité énergétique et sont de plus en plus munies d'appareils de chauffage à rendement élevé, ce qui contribue à réduire la consommation de gaz naturel par personne.

En outre, les bâtiments commerciaux neufs sont maintenant conçus et construits de manière à accroître l'efficacité énergétique. Par exemple, le bâtiment de Manitoba Hydro ne consomme que 0,32 GJ/m2. S'il est vrai que tous les bâtiments ne sont pas construits d'une manière aussi « verte », la tendance vers l'efficacité énergétique va néanmoins dans ce sens. La demande de gaz a baissé dans le secteur industriel du fait que les entreprises des secteurs des pâtes et papiers, du ciment et de l'exploitation minière en amont font preuve d'ingéniosité pour recycler leurs déchets en énergie.

Le gaz naturel est en outre très utile à la production d'électricité, car il permet aux carburants renouvelables, comme l'énergie solaire et éolienne, de pénétrer le marché. Toute stratégie de consommation énergétique intelligente doit appuyer les solutions d'énergie renouvelable locales et de rechange, encourager les investissements dans l'efficacité énergétique et favoriser la mise au point de systèmes d'énergie intégrés au niveau communautaire. À l'avenir, les sociétés de distribution locales chercheront à fournir des services énergétiques et non pas seulement du gaz par l'entremise d'une canalisation.

En bref, les forages dans les zones schisteuses sont de plus en plus rentables et de nouvelles infrastructures seront nécessaires pour acheminer le gaz vers le marché. Le projet de terminal méthanier Kitimat pourrait aider les producteurs gaziers du Canada à pénétrer les marchés internationaux et ainsi à devenir des intervenants concurrentiels sur le marché mondial. Avec la mondialisation des marchés gaziers, les futurs facteurs déterminants du marché se fonderont probablement sur l'environnement (réduction des GES), sur la demande provenant des pays en développement et la tarification du carbone et de l'électricité.

Des infrastructures sont requises afin d'acheminer la production des nouvelles sources jusqu'aux marchés. Les marchés gaziers sont de plus en plus interreliés et la concurrence s'intensifiera sur le marché du centre du littoral de l'Atlantique et de l'Ouest des États-Unis. Le gaz naturel du Canada sera moins en demande sur les marchés habituels.

Séance 3A - La température monte - Le point sur les politiques relatives aux changements climatiques

Conférenciers

Modératrice
Tara Smolak, analyste de marché, Office national de l'énergie

Where to now? The Uncertain Future of Climate Change in the World of Negotiations (L'avenir incertain des changements climatiques dans les pourparlers mondiaux)
John Drexhage, directeur, Changements climatiques et énergie, Institut international sur le développement durable

Status of U.S. Federal Climate Policy (L'état de la politique américaine sur les changements climatiques)
Katie Sullivan, directrice, Politique canadienne, Association internationale pour l'échange de droits d'émission

Western Climate Initiative Overview
Doug MacCallum, chef, Marchés énergétiques, ministère de l'Énergie et de l'Infrastructure de l'Ontario

Résumé

La politique sur les changements climatiques pourrait avoir un effet important sur les tendances du marché de l'énergie. Les futures limites relatives aux émissions de GES auront un impact sur la production et la consommation d'énergie au Canada. À l'heure actuelle, un certain nombre d'initiatives sont en cours d'élaboration afin de façonner la future politique du Canada.

En décembre 2009, dans le cadre de la quinzième Conférence des Parties (15e CdP), la communauté internationale a mis au point l'accord de Copenhague. John Drexhage a donné un aperçu de la réunion.

L'une des grandes réussites de l'accord de Copenhague est qu'il reconnaît la nécessité d'éviter une élévation de température de plus de deux degrés Celsius. L'accord ne précise cependant pas à quel point il faut réduire les émissions pour y arriver.

Autre réussite de l'accord : l'entente à laquelle sont arrivés les pays développés pour prendre des mesures visant à réduire les émissions de GES dans toutes les sphères de l'économie d'ici 2020. Par conséquent, le Canada a convenu de réduire ses émissions de GES de 17 % sous les niveaux de 2005 d'ici 2020 et ainsi, de s'aligner sur la cible des États-Unis. Les États-Unis ont accepté de réduire leurs émissions d'environ 17 % par rapport aux niveaux de 2005, mais la cible doit se conformer à la législation prévue. L'Union européenne a pour sa part consenti à réduire ses émissions de 20 % sous les niveaux de 1990 et s'est dite prête à les réduire de 30 % si d'autres pays s'engagent à faire de même.

Enfin, les pays en développement ont convenu de prendre des mesures d'atténuation. La Chine a déclaré que sa réduction des émissions de GES serait de l'ordre de 40 % à 45 % par unité de PIB. Ce type de mesure a toutefois été qualifié de mesures d'atténuation prises de manière autonome par le pays et ne renvoie pas à l'accord de Copenhague. L'Inde s'est engagée à réduire de 20 % à 25 % l'intensité de ses émissions de GES, mais sa lettre ne fait pas mention de l'accord de Copenhague. D'autres pays, dont le Brésil et l'Indonésie, se sont engagés à une action plus proactive.

En termes de réussite de la réunion, M. Drexhage souligne que certaines barrières n'ont pas été abattues entre les États-Unis et la Chine, ce qui a entravé la progression des travaux sur la politique. Aux États-Unis, la politique intérieure a préséance sur les accords internationaux et le Congrès refuse de s'engager jusqu'à ce que la Chine confirme des obligations de réduction. Par conséquent, la Chine, qui perçoit toute tentative de surveillance ou de vérification comme une violation de sa souveraineté, refuse de traiter avec les pays développés. Satisfait des résultats de la 15e CdP car il a eu l'occasion de rencontrer le gouvernement d'autres pays développés, le Canada est d'avis que l'accord de Copenhague l'emporte sur la Convention de Kyoto.

Pour le Canada, la prochaine étape consistera à ouvrir un dialogue national authentique. Des mesures importantes semblent avoir été mises en place au niveau provincial, ce qui ne semble toutefois pas être le cas au niveau fédéral. Aussi, la tenue d'une rencontre des premiers ministres constituerait-elle un bon point de départ.

Puisque la politique annoncée par le Canada consiste à s'aligner sur la politique sur les changements climatiques des États-Unis, il est important d'examiner les faits nouveaux au sud de la frontière.

Katie Sullivan a fait le point sur les politiques américaines visant les changements climatiques. Il a été souligné que l'Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis continue de présenter des règlements sur les émissions de GES en vertu de la décision rendue en 2007 par la cour suprême du pays ayant pour effet de confirmer le pouvoir de réglementation de l'EPA à l'égard des GES. L'EPA réglementerait ainsi les GES en vertu de la Clean Air Act. Le permis délivré à l'égard des installations nouvelles ou modifiées devrait faire l'objet d'un processus d'examen et toutes les émissions de GES subiraient un processus de meilleures technologies de limitation disponibles (BACT). Puisque les BACT ne sont pas définies en ce qui concerne les émissions de GES, elles le seront vraisemblablement au cas par cas, ce qui entraînera probablement un processus à la fois compliqué et coûteux.

L'EPA travaille à mettre davantage de pression sur le Congrès pour que celui-ci dépose un projet de loi souple et axé sur le marché. En réaction à la pression, la sénatrice Murkowski a présenté une résolution qui, si elle était adoptée, empêcherait l'EPA de réglementer les émissions de GES (même si présentement le projet de loi est ajourné). Le sénateur Rockfeller proposera bientôt une loi pour retarder de deux ans la réglementation des émissions de GES par l'EPA, ce qui donnera davantage de temps au Congrès pour élaborer une loi sur les changements climatiques.

Un certain nombre de projets de loi sur le plafonnement et l’échange de carbone ont été proposés pour l’ensemble de l’économie. Ces projets de loi ont tous été ajournés jusqu’au dépôt du projet de loi bipartisan sur le climat, qui est en cours d’élaboration par les sénateurs Kerry, Graham et Lieberman. Le plan a pour objectif de promouvoir la production énergétique nationale des États-Unis tout en tarifant les émissions de GES. Bien que l’ébauche du texte débute par un objectif général de réduction des émissions de GES de 17 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2020 (à l’instar des autres projets de loi sur le plafonnement et l’échange de carbone), les mécanismes de tarification du carbone devraient, dans les faits, être différents de ceux visant le plafonnement et l’échange de carbone pour l’ensemble de l’économie. On pense que le secteur de l’électricité sera plafonné et que l’application de la loi sera progressive. En outre, il faut s’attendre qu’un système de neutralisation ne s’étendant pas au-delà des frontières du pays soit inclus dans le projet de loi.

S'il subsiste des inconnues au niveau fédéral, cela n'est pas le cas au niveau infranational où diverses initiatives régionales et d'État/provinciales sont mises de l'avant, dont la Western Climate Initiative (WCI). La WCI est un effort d'État et provincial dans le but de réduire les émissions de GES. Au nombre des membres de la WCI se trouvent la Colombie-Britannique, le Manitoba, l'Ontario, le Québec, le Montana et l'Utah. L'initiative a pour objectif de fixer des cibles régionales de réduction des émissions et de concevoir un mécanisme régional multisectoriel et axé sur le marché. À l'échelle régionale, la cible correspond à une réduction des émissions de GES de 15 % sous les niveaux de 2005 d'ici 2020 au moyen d'un mécanisme de plafonnement et d'échange.

Des progrès importants ont été accomplis quant à la conception du mécanisme. Les éléments de conception définissent ce qui doit être identique entre les États/provinces de manière à en faire un programme régional. Les détails particuliers seront toutefois mis au point par l'État ou la province, par l'entremise des processus législatif et décisionnel. Voici certains des principaux points qui posent problème.

  • Le mécanisme doit englober les six principaux GES.
  • Divers États et provinces devront commencer à déclarer leurs émissions en 2010.
  • Le mécanisme de plafonnement et d'échange doit débuter en 2012. Il visera au départ les grandes sources fixes d'émissions ainsi que les centrales électriques (y compris les importations). En 2015, le mécanisme s'étendra aux transports, aux résidences et aux carburants industriels en amont.
  • Les mécanismes de conformité comportent notamment les opérations de compensation, la mise en réserve ‑ et non pas l’emprunt ‑ d’allocations, les allocations pour réductions anticipées et les allocations provenant d’un autre programme de plafonnement et d’échange.

La présentation de Doug MacCallum a fait état d'autres renseignements sur les éléments de conception.

M. MacCallum a souligné que sur le plan national, les membres de la WCI favorisent une démarche nationale relativement au mécanisme de plafonnement et d'échange. Les membres continuent de communiquer leurs apprentissages au personnel et aux organismes fédéraux et de prendre note des besoins de politique complémentaire aux niveaux national et régional. On espère que le programme de la WCI serve de modèle national.

En résumé, les travaux sur les diverses politiques sur les changements climatiques continuent de progresser à divers niveaux de gouvernement, mais les plus grands progrès sont accomplis au niveau infranational. Les programmes et politiques influenceront probablement les cibles et les ententes nationales et internationales, ce qui aura des répercussions profondes sur la consommation et la production au Canada.

Séance 3B - Question d'équilibre - Le rôle du pétrole canadien au chapitre de l'offre et de la demande sur la scène mondiale

Conférenciers

Modérateur
Chris Loewen, chef d'équipe, Pétrole/LGN, Office national de l'énergie

The Look for Oil: A View to 2030 (Pétrole : Tour d'horizon jusqu'à 2030)
Jim Hughes, chef de service, Analyse énergétique, Planification d'entreprise, Compagnie pétrolière impériale Ltée

Canadian Oil Outlook (Perspectives relatives au pétrole canadien)
Deborah Yedlin, chroniqueuse d'affaires, Calgary Herald

Bitumen Markets and Economics (L'économie et les marchés du bitume)
Michael Sorensen, sous-ministre adjoint, Initiatives stratégiques, ministère de l'Énergie de l'Alberta

Outlook for East Coast Oil Developments (Perspectives de production de pétrole sur la côte Est)
Dr. Wade Locke, professeur d'économie, Université Memorial de Terre-Neuve

Résumé

Le Canada est un exportateur net de pétrole brut. Il dispose d'importantes sources d'approvisionnement en pétrole tant sur terre qu'au large des côtes. Les projets extracôtiers de Terre-Neuve ont remporté des succès, notamment celui de Hebron, et la province continue d'accomplir des progrès sur le plan de ses nouveaux projets d'exploration. À terre, dans le nord de l'Alberta, une grande source de bitume se trouve dans les sables bitumineux où l'énergie, l'environnement et les conditions économiques sont des moteurs du développement. La production tirée des sables bitumineux et du large des côtes pourrait être une solution pour compenser les déclins de production dans les bassins arrivant à maturité, les interruptions d'approvisionnement dans les pays instables sur le plan géopolitique et la demande croissante des pays développés. Le « baril de pétrole non classique » sera indubitablement un élément clé du rôle que jouera le Canada pour maintenir l'offre mondiale de pétrole et répondre à la demande de la planète.

Depuis la révolution, le monde a consommé environ un billion de barils de pétrole et c'est ce qu'il reste à l'heure actuelle. Dans les pays qui ne sont pas membres de l'OCDE, la demande d'énergie augmente au rythme de l'accroissement de la population et de l'activité économique. Dans les pays membres de l'OCDE, la demande de pétrole pour le transport commercial montre des signes de croissance potentielle du côté du camionnage et de l'expédition, mais demeure stable au chapitre de la consommation personnelle car les automobiles sont de plus en plus efficaces sur le plan énergétique. Jim Hugues a souligné qu'en Chine, seulement 8 % de la population possède un véhicule, ce qui représente une occasion de croissance formidable au chapitre de l'acquisition de véhicule. Selon les prévisions, la demande d'énergie pour consommation personnelle doublera dans les pays qui ne sont pas membres de l'OCDE.

Au Canada, la production de pétrole classique diminue à un taux de 3 % par année. Deborah Yedlin souligne que c'est le baril de pétrole non classique, et sa capacité de jouer un rôle plus prépondérant dans l'approvisionnement des États-Unis, qui prend de l'importance. Après avoir essuyé des revers économiques, la mise en valeur des sables bitumineux fait face à des obstacles environnementaux. L'extraction à ciel ouvert serait plus avantageuse et permettrait de réduire le risque lié à l'incertitude entourant la politique climatique et environnementale aux États-Unis.

Le Canada se trouve dans une position avantageuse pour transporter du pétrole vers les marchés. Altex acheminera son bitume par train jusqu'à la côte Ouest, mais davantage de capacité pipelinière sera requise lorsque la production des sables bitumineux augmentera. Bien que la demande de bitume soit grande dans le Midwest américain, pour demeurer concurrentiel, le Canada devra se mondialiser et expédier le bitume plus loin aux États-Unis, jusqu'à la côte américaine du golfe du Mexique. L'entrée du Canada sur d'autres marchés américains aura une incidence sur les prix, car le Canada se trouvera en concurrence avec l'Arabie Saoudite et l'Amérique du Sud.

Michael Ekelund a déclaré que la production de bitume allait continuer d'augmenter. L'écart de prix entre le brut lourd et le brut léger se resserrera avec le raffermissement des prix du brut lourd. Le resserrement favorisera le raffinage en Alberta, ce qui fera baisser les paiements de redevances sur le bitume. Divers facteurs continuent d'appuyer les faibles investissements dans la construction de nouvelles usines de valorisation.

En fin de séance, Wade Locke a discuté des projets extracôtiers au Canada. Les investissements dans des projets extracôtiers ont fait de Terre-Neuve l'une des provinces les plus riches par habitant. Le projet Hebron, qui devrait coûter de 4 milliards de dollars à 6 milliards de dollars, devrait commencer à produire du pétrole en 2017. Bien que la production du gisement Hibernia soit déclinante, d'autres projets sont en cours d'exploration, notamment dans le bassin Orphan où sera foré un puits d'exploration au printemps de 2010, dans la zone de mise en valeur autonome Mizzen, sur la côte ouest et enfin, le projet Ballicatters.

Bref, le Canada dispose d'une gamme de sources de pétrole. Terre-Neuve a tiré profit des investissements faits dans les projets au large de ses côtes et continue d'explorer d'autres occasions de mise en valeur en mer. À l'autre bout du pays, la mise en valeur des sables bitumineux continue d'être entravée par les revers économiques et la réglementation en matière d'environnement. Compte tenu de l'accroissement de la demande des pays développés et de la volonté des États-Unis de s'affranchir du pétrole du Moyen-Orient, le Canada pourrait devenir un concurrent de taille sur les marchés mondiaux du pétrole. Voilà qui devrait inciter l'industrie pétrolière et le gouvernement du Canada à se préparer et à s'efforcer d'améliorer la technologie, d'accroître l'infrastructure et de faire des progrès en matière de politique sur les changements climatiques.

Annexe 1 - Liste des participants

L'Office tient à remercier tous les participants à la Conférence de 2010 sur l'avenir énergétique.

Organisation

Air Liquide Canada
Alberta Chamber of Resources
Alberta Energy
Alberta Research Council
Alberta Utilities Commission (AUC)
AMEC
Association canadienne de l'électricité
Association canadienne de l'industrie de la chimie
Association canadienne des constructeurs de véhicules
Association canadienne des fabricants de produits chimiques
Association canadienne des membres des tribunaux d'utilité publique (CAMPUT)
Association canadienne des producteurs pétroliers
Association canadienne du droit de l'environnement
Association canadienne pour les énergies renouvelables
Association minière du Canada
Association of Power Producers of Ontario
Banque du Canada
Blue Source Canada
BP Canada
British Columbia Utilities Commission
Brookfield Renewable Power
Bureau du directeur parlementaire du budget
Canadian Association of Energy and Pipeline Landowner Associations (CAEPLA)
Canadian Energy Research Institute (CERI)
Canadian Hydropower Association
Carleton University
Cenovus Energy
Centre for Research and Teaching in Economics
COGEN Canada
Conference Board du Canada
Commission canadienne de sûreté nucléaire
Commission de l'énergie de l'Ontario
Conseil canadien de l'énergie
Conseil économique des provinces de l'Atlantique
Conservation Bureau
Dow Jones and Co.
Elenchus Research Associates
Enbridge Gas Distribution
Enbridge Inc.
ENE (Environment Northeast)
Énergie atomique du Canada limitée (EACL)
Énergie Brookfield Marketing Inc.
Environ
Environment Policy & Law
Environmental Group STOP
Eurasia Group
Fonds mondial pour la nature (WWF) - Canada
Fraser Milner Casgrain S.E.N.C.R.L.
Gaz Métro
GE Canada
Government of Newfoundland and Labrador, Department of Natural Resources
Hydro Québec
Hydrogen & Fuel Cells Canada
Informetrica Limited
International Emissions Trading Association
Intragaz Inc.
Mackenzie Valley Land and Water Board
Ministère de l'Énergie et de l'Infrastructure de l'Ontario
Ministère de l'Environment
Ministère de l'Industrie
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
Ministère des Finances
Ministère des Ressources naturelles
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec
Ministère des Transports
Mouvement Au Courant
Muskoka Group
NAIMA Canada
National Research Council (NRC)
Navigant Consulting, Inc.
NB Climate Change Hub
Norman Paterson School of International Affairs
Office de l'Efficacité Énergétique (OEE)
Office de l'énergie de l'Atlantique
Ontario Power Authority
Pembina Institute
Régie de l'énergie du Québec
Réseau des ingénieurs du Québec
Resource Conservation Manitoba
RGO Lawyers S.C.
Robert Hunt Management Services Ltd.
Saskatchewan Industry and Resources
Sénat du Canada
Shell Canada Limitée
Standard & Poors
Statistique Canada
Sustainability Journal
Systèmes d'énergie de qualité pour les villes de demain (QUEST)
Terasen Gas
TransCanada PipeLines Limited
Twyman Jamison LLP
Union Gas Limited
Universtié de Carleton
Université Laval
Université McGill
Ville d'Ottawa
whatIf? Technologies
Wood Mackenzie

Annexe 2 - Données démographiques et évaluation

La conférence de 2010 comptait 200 personnes inscrites, ce qui est légèrement supérieur aux 150 participants à la conférence de 2008. De tous les participants, 40 % provenaient du gouvernement fédéral, 35 % de l'industrie, 12 % d'un gouvernement provincial, 5 % d'une organisation non gouvernementale de l'environnement (ONGE) et le reste, d'un autre groupe, notamment le milieu universitaire.

onnées démographiques et évaluation

 

Participation à la conférence

La majorité des participants estiment que l'information présentée était intéressante et pertinente et recommanderaient à leurs collègues de participer à une édition future de la conférence.

Annexe 3 - Ordre du jour

 

Ordre du jour
Début Fin
8 h 8 h 30 Inscription aux ateliers
8 h 30 10 h

Séance plénière :

Allocution d'ouverture - Georgette Habib, membre, Office national de l'énergie

Discours thème : Bâtir un avenir énergétique durable - Que cela signifie-t-il pour le Canada?

Modérateur - John McCarthy, chef de secteur, Stratégie et analyse, Office national de l'énergie
Dennis McConaghy, vice-président directeur, Mise en valeur et stratégie, Pipelines, TransCanada Corporation
Tim Weis, directeur, Politique sur l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique, Pembina Institute

10 h 10 h 20 Pause
10 h 20 11 h 50

Séances 1 concurrentes :
1a - Prospérité, morosité ou viscosité? L'avenir de l'économie et des marchés de l'énergie

Modératrice - Abha Bhargava, chef d'équipe, Demande énergétique, Office national de l'énergie

  • Conditions macroéconomiques actuelles- Kevin Page, directeur parlementaire du budget, Bibliothèque du Parlement
  • Prix futurs du pétrole et du gaz naturel et leur interdépendance - Joe Benneche, analyste gazier, Energy Information Agency
  • Analyse des prix des produits à la Banque du Canada - Ilan Kolet, analyste principal, Banque du Canada

1b - Établir des rapports :
L'infrastructure énergétique au Canada

Modérateur - Eli Turk, vice-président, Association canadienne de l'électricité

  • Pipelines : Prestation de solutions énergétiques - Brenda Kenny, présidente et chef de la direction, Association canadienne de pipelines d'énergie
  • Initiative du Bureau de gestion des grands projets - Jim Clarke, directeur général, Exploitation, Bureau de gestion des grands projets
  • Systèmes d'énergie intégrés au niveau communautaire et infrastructure énergétique au Canada - Bob Oliver, directeur général, Pollution Probe
11 h 50 12 h 50 Déjeuner (non fourni mais cafétéria sur place)
12 h 50 14 h 20

Séances 2 concurrentes :
2a - Éclairez-moi : Les enjeux de l'offre et de la demande d'électricité au Canada

Modérateur - Bob Modray, chef d'équipe, Électricité, Office national de l'énergie

  • Sommes-nous prêts à avoir des voitures électriques? - Angelo Giumento, ingénieur, Électrification des transports, Hydro-Québec
  • Accès aux marchés financiers pour des projets d'énergie renouvelable - Todd Williams, directeur, Énergie, Navigant Consulting, Inc.
  • Le défi de « l'économie verte » pour la réglementation du réseau électrique - Peter Fraser, gestionnaire principal, Infrastructure et énergies renouvelables, Commission de l'énergie de l'Ontario

2b - L'Offre de gaz - Vision d'avenir

Modérateur - Jim Davidson, chef d'équipe, Gaz, Office national de l'énergie

  • Gaz naturel nord-américain - Zoe Anderson, directrice, Analyse de marchés - Canada, BP Canada Energy Company
  • Offre de gaz naturel - Le nouveau paradigme - Kim Joslin, vice-président, Données fondamentales, EnCana
  • L'offre de gaz naturel canadien vise le monde - Alfred Sorensen, président, chef de la direction et membre du conseil d'administration, Galveston LNG
  • Tendances de la demande de gaz naturel au Canada - Bryan Gormley, directeur, Politique et économie, Association canadienne du gaz
14 h 20 14 h 40 Pause
14 h 40 14 h 20

Séances 3 concurrentes :
3a - La température monte : Le point sur les politiques relatives aux changements climatiques

Modératrice - Tara Smolak, analyste de marché, Office national de l'énergie

  • L'avenir incertain des changements climatiques dans les pourparlers mondiaux - John Drexhage, Changements climatiques et énergie, Institut international sur le développement durable
  • L'état de la politique américaine sur les changements climatiques - Katie Sullivan, directrice, Politique canadienne, Association internationale pour l'échange de droits d'émission
  • Western Climate Initiative Overview - Doug MacCallum, chef, Marchés énergétiques, ministère de l'Énergie et de l'Infrastructure de l'Ontario

 

3b - Question d'équilibre - Le rôle du pétrole canadien au chapitre de l'offre et de la demande sur la scène mondiale

Modérateur - Chris Loewen, chef d'équipe, Pétrole/LGN, Office national de l'énergie

  • Pétrole : Tour d'horizon jusqu'à 2030 - Jim Hughes, chef de service, Analyse énergétique, Compagnie pétrolière impériale ltée
  • Perspectives relatives au pétrole canadien - Deborah Yedlin, chroniqueuse d'affaires, Calgary Herald
  • L'économie et les marchés du bitume - Michael Ekelund, sous-ministre adjoint, Initiatives stratégiques, ministère de l'Énergie de l'Alberta
  • Perspectives de production de pétrole sur la côte Est - Wade Locke, professeur d'économie, Université Memorial de Terre-Neuve
16 h 20 16 h 30 Récapitulation (dans chaque salle)
Champ de fleurs and ligne d'électricité

Annexe 4 - Présentations

Lien à l'index des présentations

 

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Date de modification :
2011-10-28