
Un élément essentiel à l'élaboration de la prestigieuse publication de l'Office national de l'énergie (ONÉ) qu'est le Rapport sur l'avenir énergétique est la prise de connaissance des points de vue de Canadiens qui s'intéressent aux questions d'énergie. Au cours de la dernière année, l'ONÉ a parcouru le Canada dans le cadre de deux rondes de consultation des parties prenantes afin de connaître l'opinion de l'industrie, d'organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, ainsi que du monde universitaire, sur des questions énergétiques de première importance. L'ONÉ prend note des observations faites et tient compte de la rétroaction présentée au moment de produire le Rapport sur l'avenir énergétique.
L'objectif de la première ronde de consultation, en 2006, était de donner l'occasion aux parties prenantes de présenter des commentaires à l'égard de diverses facettes de la production du Rapport sur l'avenir énergétique, notamment sur la démarche analytique proposée, les principales hypothèses sous-tendant le scénario de référence et les scénarios prévisionnels, la méthodologie de l'Office ainsi que son analyse de l'offre et de la demande à long terme de produits énergétiques au Canada. Compte tenu des résultats de cette première ronde de consultation, le scénario de référence a été prolongé afin de couvrir la période de 2005 à 2015, l'éventail des prix de l'énergie à examiner a été élargi, et la logique des dénouements éventuels a été étayée. Résultats de la première ronde de consultation.
Un an plus tard, l'ONÉ a accru la portée de la deuxième ronde de consultation, tenue au printemps 2007, afin d'inclure un groupe plus diversifié de participants, invitant davantage de représentants des peuples autochtones et du domaine de l'environnement, ainsi que des personnes provenant du secteur bancaire et des finances. En outre, l'ONÉ a ajouté deux villes à celles incluses dans la ronde précédente, portant le total des villes canadiennes visitées à dix. Il est à remarquer que plus de 10 % des réponses reçues par l'ONÉ l'ont été à la suite d'invitations formulées de bouche à oreille, ce qui indique bien l'intérêt suscité par l'avenir énergétique du Canada.
L'objectif des consultations du printemps 2007 était de donner l'occasion aux parties prenantes de commenter les résultats préliminaires de l'Office après la ronde de consultation de 2006. Plus précisément, le présent rapport permettra de rendre compte de la rétroaction des parties prenantes au sujet des hypothèses macroéconomiques et sur les prix, des estimations de l'offre et de la demande d'énergie, de même que de l'analyse sur le pétrole et les liquides de gaz naturel, le gaz naturel, l'électricité et les gaz à effet de serre. Ce résumé se concentre sur les aspects de l'analyse qui, d'après les parties prenantes, méritaient une étude plus approfondie en vue de la rédaction du rapport final. La rétroaction présentée ici ne correspond pas nécessairement aux opinions de l'ONÉ mais est un reflet succinct des commentaires entendus d'un bout à l'autre du pays.
L'ONÉ tient à remercier le grand nombre de participants aux séances dont les observations, toujours les bienvenues, ont été constructives. Partout au pays, les participants ont exprimé leur intérêt à l'égard du Rapport sur l'avenir énergétique en faisant remarquer la nature englobante unique de l'analyse, qui regroupe toutes les régions ainsi que l'ensemble des combustibles et des secteurs, en plus d'avoir recours à une méthodologie cohérente. Par ailleurs, le contenu du prochain Rapport sur l'avenir énergétique, devant être publié à l'automne 2007, pourrait aider à éclairer la politique gouvernementale. Les participants ont dit avoir apprécié à la fois la « vue d'ensemble » du Rapport sur l'avenir énergétique et l'importance accordée par l'ONÉ à l'apport des parties prenantes tout au long de l'élaboration du rapport.
En général, d'un bout à l'autre du Canada, les participants ont convenu que des chiffres trop audacieux ont été rattachés à certains moteurs macroéconomiques. Par exemple, à ce titre, des facteurs comme la productivité de la main-d'oeuvre, le revenu disponible et la forte croissance économique des industries énergivores ont été cités. Plus particulièrement, les participants ont mis en doute le bien-fondé de taux d'inflation et de change constants quel que soit le scénario, précisant que cela allait à l'encontre de toute « logique intuitive ».
Les hypothèses relatives à la croissance du secteur industriel ont été spécifiquement mentionnées comme étant élevées. Les participants avaient le sentiment que ces taux de croissance hypothétiques entraîneraient à leur suite des données estimatives à propos de la demande qui seraient elles aussi élevées. Ce sont des industries comme l'industrie manufacturière et celle des pâtes et papiers qui ont surtout été visées par la rétroaction des participants. Le taux de croissance du secteur des pâtes et papiers a été perçu comme étant particulièrement élevé et certains participants ont indiqué que le taux en question devrait peut-être être nul. L'industrie manufacturière est actuellement en régression et les participants ont fait remarquer que le taux de change élevé supposé devrait avoir une action encore plus érosive sur la croissance de ce secteur.
Certains participants étaient d'avis que l'analyse était prudente en ce qui avait trait à l'économie canadienne (en particulier celle de l'Alberta). Malgré la variation des prix du pétrole, il se pourrait que les changements de cap radicaux prévus au chapitre de la croissance économique n'aient pas été bien saisis dans l'analyse effectuée.
En ce qui a trait aux prix, la rétroaction a montré que le rapport entre ceux du gaz naturel et ceux du pétrole devrait être modifié selon les scénarios prévisionnels. De plus, il y a eu des échanges au sujet des prix alors que certains participants avaient l'impression que la fourchette pourrait être un peu plus étroite. Dans le scénario des Îles fortifiées, les prix étaient jugés trop élevés et les participants ont convenu qu'ils n'avaient pas à l'être autant pour la concrétisation des prévisions en découlant. À l'inverse, certains participants jugeaient les prix trop faibles dans le cadre du scénario Triple-E.
Des échanges informatifs ont eu lieu avec plusieurs experts régionaux au sujet de l'état de santé d'industries et d'économies provinciales spécifiques. Les participants ont fourni des données prisées sur les questions ayant une incidence sur la croissance dans divers secteurs, en insistant tout particulièrement sur les industries énergivores. Des projets provinciaux précis pouvant avoir des répercussions sur le secteur de l'énergie ont aussi été cités. Les tendances à court et à long termes de ces projets ont également fait l'objet de discussions. Même si les données macroéconomiques servant à l'analyse de l'avenir énergétique rendent compte de tendances nationales, l'ONÉ a pris connaissance de commentaires fort valables au sujet du besoin de demeurer à l'affût des tendances régionales.
Les échanges ont été relativement nombreux au sujet des tendances en matière d'intensité énergétique et sur la forme que pourraient prendre les améliorations de l'efficacité selon les secteurs. L'importance de la discussion portant sur la consommation d'énergie par les industries qui en produisent doit être soulignée.
La description plus détaillée de la demande d'énergie par combustible, secteur et province est appréciée des parties prenantes. Les participants souhaitent donc une répartition de la demande plus détaillée dans le rapport final. En outre, une meilleure définition ou des renseignements plus précis sur les programmes ou les technologies visant l'accroissement de l'efficacité énergétique, qu'il s'agisse par exemple du recours à l'énergie solaire photovoltaïque, à l'énergie thermique solaire ou à l'énergie géothermique, sont souhaités. Dans le rapport final, des annexes et rapports détaillés seront inclus, semblables à ceux produits dans les rapports précédents.
Les participants ont parlé des taux élevés de croissance économique, en particulier pour les industries énergivores, dont il est tenu compte dans l'analyse. Les taux de croissance estimés pourraient être trop élevés, surtout dans des secteurs comme celui des pâtes et papiers et d'autres industries du secteur manufacturier comme le ciment et les produits chimiques, menant ainsi à des taux de croissance de la demande d'énergie plus élevés que prévus. Cette situation est particulièrement évidente en ce qui a trait à la demande élevée d'électricité dans l'analyse actuelle.
L'importance croissante de l'éthanol a aussi été mise en lumière pendant les consultations. Le sentiment à l'effet que l'éthanol perdrait de sa popularité était partagé par certains, et d'autres renchérissaient en disant que c'était simplement « le goût du jour ». L'analyse du cycle de vie dans son intégralité pourrait exiger une étude de toutes les conséquences environnementales liées à la consommation d'éthanol, y compris ses répercussions sur l'utilisation des ressources aquifères et des engrais.
Il a été question des tendances de la demande selon les scénarios, des participants faisant remarquer qu'aucun scénario n'envisageait de régression. Certains jugent qu'il serait intéressant d'étudier la façon dont différentes politiques gouvernementales sont intégrées dans les perspectives envisagées. Des participants ont avancé l'hypothèse que puisque les gouvernements adoptaient un nombre toujours croissant de politiques en matière d'environnement, celles-ci devraient être incluses dans le scénario de Maintien des tendances. Il a aussi été suggéré qu'une analyse de sensibilité soit présentée afin d'étudier l'élasticité de la demande en fonction des prix, des revenus et des politiques sur la demande.
Les participants ont exprimé un intérêt à l'égard du modèle utilisé pour l'analyse de l'avenir énergétique. Spécifiquement, les échanges ont révélé que dans des conditions idéales, les énergies renouvelables feraient leur apparition pendant la période à l'étude. Il y a également eu discussion sur la possibilité d'élargir la définition de telles énergies.
En dernier lieu, les séances de consultation ont mis l'accent sur un milieu énergétique canado-américain intégré, les participants faisant remarquer l'influence américaine sur les prix de l'énergie au Canada. Ils se sont entendus pour dire que le Canada ne peut, de façon réaliste, être étudié strictement à l'intérieur de ses frontières dans le cadre de l'analyse compte tenu de l'intégration du marché nord-américain.
Les participants ont fait preuve d'un intérêt considérable en ce qui concerne les hypothèses portant sur les sables bitumineux. Plus particulièrement, la discussion a surtout porté sur les types de combustibles (p. ex., gaz naturel ou nucléaire) auxquels le secteur aura recours, sur les coûts d'extraction et sur l'avenir réservé aux sables bitumineux selon différents niveaux de prix.
Principalement au Canada Atlantique, les participants se sont penchés sur les perspectives d'accroissement de la production dans la région, et signalé les enjeux majeurs liés à l'obtention de plates-formes pour l'exploration : celles destinées aux travaux en eaux profondes sont rares et la construction de nouvelles plates-formes est coûteuse. La mise en valeur éventuelle de gisements satellites de moindre envergure pourrait pousser vers le haut les niveaux de production. En ce qui touche le raffinage, les participants se sont entendus sur la possibilité d'une nouvelle raffinerie dans le Canada Atlantique. Le cas échéant, elle serait probablement conçue en vue de la transformation de pétrole brut plus lourd.
La question suivante a également été posée : Pourquoi les méthodes de récupération assistée des hydrocarbures faisant appel au CO2 ont-elles été incluses dans le scénario Triple-E, mais non dans celui des Îles fortifiées, où les prix sont plus élevés? Cette question sera abordée de façon qualitative dans le rapport final.
Au cours des séances, d'importants échanges ont eu lieu sur la possibilité de capture et de stockage de carbone. Les participants ont fait la distinction entre les installations de séquestration « déjà en place » et celles découlant de l'adoption d'une politique à cet effet. Le sentiment était que pour la capture et le stockage d'une grande quantité de carbone, des instruments économiques seront requis.
Les participants ont indiqué que les préoccupations relatives à l'environnement pourraient favoriser le nucléaire dans la région des sables bitumineux. Il a aussi été mentionné que de la pression est exercée sur le secteur pétrolier et gazier afin qu'il simplifie les processus et qu'il s'occupe des problèmes de pénurie de main-d'oeuvre. Ce secteur ne connaît pas bien la technologie nucléaire, de sorte qu'il est relativement peu enclin à l'adopter. Par contre, les gouvernements et l'industrie nucléaire envisagent avec optimisme la possibilité de construction d'une centrale nucléaire dans la région des sables bitumineux.
Des échanges ont aussi eu lieu sur le besoin d'accroître la capacité de raffinage, mais sans préciser où cela devait se faire.
La discussion sur le gaz naturel a principalement porté sur le rapport entre son prix et celui du pétrole, sur la viabilité du GNL, et sur les prévisions relatives aux ressources non classiques comme le méthane de houille (MH).
Certains participants étaient d'avis que pour les divers scénarios, le rapport historique de 1 : 6 entre le prix du gaz naturel et celui du pétrole devrait être rompu. Le sentiment était qu'un prix de 12 $ pour le gaz dans le cadre du scénario des Îles fortifiées était trop élevé, même en présence d'un prix de 85 $ pour le pétrole. À l'inverse, dans le scénario Triple-E, le prix de 5 $ était jugé trop faible vu l'attrait relatif du combustible en matière de protection de l'environnement.
Les participants souhaitaient savoir d'où le GNL proviendrait dans le contexte du scénario Triple-E et ils ont fait remarquer qu'il se pouvait que développer la capacité d'importation de GNL ne suffise pas compte tenu de la concurrence mondiale pour ce produit. Les participants ont indiqué que les importations de GNL, surtout en Colombie-Britannique, semblaient improbables avant 2015. Il a aussi été avancé qu'à l'intérieur des paramètres du scénario des Îles fortifiées, les importations de GNL se poursuivraient du fait qu'une fois les installations construites, elles continueront d'être utilisées. Les participants ont en outre suggéré une discussion plus en profondeur sur l'hypothèse voulant qu'une grande disponibilité de GNL, dans le cadre du scénario Triple-E, favoriserait une réduction des prix du gaz naturel en Amérique du Nord. La création possible d'un cartel des pays exportateurs de GNL a également été évoquée.
D'autres révisions aux scénarios ont été proposées par les participants de manière à rendre compte des coûts des projets mis à jour et de la possibilité d'une date d'entrée en service anticipée du projet de gazoduc de la vallée du Mackenzie, sous réserve des approbations requises. Par ailleurs, les participants ont fait remarquer que le nombre des forages gaziers actuels et futurs devrait être rajusté afin de tenir compte du ralentissement des dépenses de l'industrie à ce chapitre en réaction à la flambée des coûts. De plus, la production au large de la côte de Terre-Neuve pourrait se matérialiser avant les dates avancées dans le contexte des scénarios de Maintien des tendances et Triple-E.
Certains groupes ont décrit comme pouvant être audacieuses les prévisions de production de gaz non classique. Il a été suggéré de réduire les ressources en MH et la production envisagée à cet égard dans les scénarios de Maintien des tendances et Triple-E afin de rendre compte de coûts plus élevés et d'une productivité moindre. Plusieurs participants ont aussi demandé de décrire les incidences du MH sur l'environnement, en particulier pour ce qui est de l'évacuation des eaux. La possibilité de mise en valeur de MH en Nouvelle-Écosse a été perçue comme suffisamment concrète pour l'inclure dans les scénarios.
Les participants ont indiqué que la mise en valeur éventuelle des hydrates de gaz pourrait être étudiée de façon qualitative dans l'analyse, mais non en termes quantitatifs. Certains étaient d'avis qu'il pourrait y avoir production d'hydrates de gaz d'ici la fin de la période à l'étude, mais en petites quantités. D'autres croyaient plutôt que les hydrates de gaz commenceront probablement à être mis en valeur après cette période.
Les hypothèses relatives à la production éolienne ont été jugées très audacieuses et plusieurs participants ont fait remarquer que cette forme d'énergie ne devrait pas représenter plus de 10 % à 15 % de la capacité installée. La rétroaction a aussi porté sur le fait qu'il fallait tenir compte d'un éventail plus large de questions en ce qui avait trait à l'éolien, soit, par exemple, des interruptions de production à basse température et du fait que, la moitié du temps, le vent souffle en dehors des périodes de pointe. En outre, les inefficacités opérationnelles et l'attitude du « pas de ça chez moi » sont deux contraintes qui ont été soulevées comme étant nuisibles à la quantité d'énergie éolienne pouvant être produite.
Les participants ont fait valoir que l'intégration de l'énergie éolienne est une question de grande importance qui pourrait être traitée dans l'analyse de l'avenir énergétique. Aussi, des échanges ont porté sur les perspectives d'une liaison est-ouest pour le transport de l'électricité au Canada. Par ailleurs, les participants ont proposé que l'analyse pourrait approfondir la question des autres sources d'énergie, qu'il s'agisse notamment de l'avenir de la biomasse, des piles à combustible, des possibilités d'épuration de charbon, de l'énergie marémotrice et des éventuels projets de polyproduction. Il a également été mentionné que le rythme de croissance des énergies renouvelables dépendait de la vitesse du processus d'approbation.
La discussion sur l'énergie nucléaire a révélé que, dans le contexte des sables bitumineux, le nucléaire devrait être considéré comme une source d'énergie de remplacement, en dépit du fait que l'Alberta connaît peu les diverses options qu'elle offre. Par ailleurs, comme la mise en valeur des sables bitumineux est déjà à l'origine de pénuries de main-d'oeuvre et de pressions sur la gestion des projets, il se pourrait que l'ajout du nucléaire ne soit pas du tout attrayant pour l'industrie.
En dernier lieu, la discussion s'est orientée sur la possibilité bien réelle de politiques de gestion de la consommation afin de réduire la demande d'électricité, ainsi que sur l'éventualité de telles politiques à l'intérieur des scénarios sur l'avenir énergétique. Les participants étaient aussi d'accord pour dire que l'importance relative des énergies renouvelables ne peut que continuer de croître et que leur présence sera beaucoup plus marquée à l'avenir.
Compte tenu des prix élevés des combustibles, les participants ont considéré que le scénario des Îles fortifiées se prêtait parfaitement à l'adoption de nouvelles technologies visant l'accroissement de l'efficacité énergétique, la gazéification intégrée à cycle combiné étant spécifiquement mentionnée dans ce contexte.
Les personnes présentes ont exprimé leur intérêt à l'endroit de l'inclusion d'un scénario prévoyant un recul des émissions de GES en termes absolus. Selon elles, un tel scénario illustrerait les répercussions de cette situation sur l'économie. Le scénario Triple-E n'a pas été jugé suffisamment audacieux ou « vert » et certains participants ont davantage vu, dans les améliorations de l'intensité des émissions prévues au titre de ce scénario, presque une forme de « maintien du statu quo ». En outre, il a été proposé que des sensibilités pourraient être incorporées dans le contexte d'un recul des émissions de GES, notamment au chapitre des modifications du PIB, des prix de l'énergie, des améliorations de l'efficacité énergétique et d'une imposition supérieure du CO2. Les participants voudraient également que les programmes environnementaux modélisés pour l'analyse soient plus détaillés.
Il y a aussi eu rétroaction au sujet de la capture et du stockage de carbone. Plus précisément, les participants voudraient que la question des besoins nets par rapport aux besoins bruts en énergie fasse l'objet d'une discussion puisque la capture et le stockage de carbone nécessitent à leur tour de l'énergie, ce qui poussera les prix vers le haut. Par ailleurs, il a été mentionné que la rotation des stocks de capital constituait un élément important dans le cadre de discussions sur la capture et le stockage de carbone alors que les sociétés de services publics choisissent les placements à effectuer pendant la période actuellement visée.
Au-delà de la séquestration géologique, les participants ont aussi poussé l'idée de la séquestration biologique, par exemple dans le contexte des pratiques de gestion des forêts et de l'agriculture. Des puits biologiques ont été envisagés comme une solution possible au problème des GES.
Les consultations sur l'avenir énergétique ont donné à l'ONÉ l'occasion de recueillir de l'information de première main auprès d'un large éventail de Canadiens de toutes les régions du pays. À chaque endroit, les échanges ont été instructifs et ont permis la participation de parties prenantes de l'industrie, des gouvernements, du monde universitaire et des groupes environnementaux.
La rétroaction obtenue sera à l'origine de révisions, actuellement en cours, à l'analyse de l'avenir énergétique en vue de la préparation du rapport final. L'ONÉ remercie les nombreuses parties intéressées qui ont assuré le succès de la deuxième ronde de consultation.
Les participants ont exprimé le désir de mieux comprendre les modèles ayant servi à l'obtention des hypothèses sur les prix de l'énergie. De plus, certains participants ont suggéré qu'une étude exploratoire des « questions d'énergie verte » soit incluse dans l'analyse.
Les estimations de la demande et de l'offre d'énergie ont reçu un bon soutien de la part des participants aux consultations alors que 87 % des répondants ont donné la note « satisfaisant », « bon » ou « excellent » à l'analyse.
Au sujet de leur impression générale du processus de consultation, 77 % des répondants ont donné la note « bon » ou « excellent ».
Les participants ont suggéré que l'ONÉ tienne de telles séances plus souvent car « un dialogue objectif sur l'avenir énergétique est vital pour le Canada ». Les séances ont été jugées « bien animées » alors que le personnel de l'ONÉ a fait preuve d'une « bonne gestion du temps ».
Pour ce qui est de la pertinence de l'information fournie aux participants, notamment un document de fond et des diaporamas, 86 % des répondants ont donné la note « bon » ou « excellent ».
Les hypothèses macroéconomiques et sur les prix de l'énergie émises par l'ONÉ pour le prochain rapport sur l'avenir énergétique ont été bien reçues et 80 % des répondants leur ont donné la note « bon » ou « satisfaisant ».
Les participants ont suggéré à l'ONÉ de tenir compte des plans énergétiques provinciaux dans l'analyse sur l'avenir énergétique, surtout en ce qui a trait à la politique sur les changements climatiques. De plus, les participants ont suggéré l'adoption d'une position plus prudente dans l'analyse en matière de production éolienne.
Les représentants de l'ONÉ ont été jugés compétents et des orateurs accomplis avec des présentations de qualité. De tous les répondants, 96 % ont donné une note d'au moins « satisfaisant » à la qualité des exposés dans leur ensemble.
Les participants ont eu le sentiment que le personnel de l'ONÉ était « très ouvert à l'écoute des points de vue exposés et a réellement prêté l'oreille aux suggestions énoncées » en plus de « bien connaître les scénarios prévisionnels ».
La deuxième ronde de consultations a connu un taux de réponse de 40 %, sous forme de participation aux séances ou de rétroaction par écrit à l'ONÉ. Il est à noter que plus de 10 % des personnes présentes avaient entendu parler des consultations sur l'avenir énergétique par le bouche à oreille. Dix villes canadiennes ont été visitées et davantage d'invitations ont été envoyées à des groupes environnementaux, autochtones et financiers.
Des personnes ont représenté les organisations énumérées ci-après aux consultations de 2007 sur l'avenir énergétique. La responsabilité de toute erreur ou omission dans le présent document incombe à ses auteurs et non aux participants.
BC Hydro
BC Energy
Ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières
de la Colombie-Britannique
BC Sustainable Energy Association
Utilities Commission de la Colombie-britannique
David Suzuki Foundation
Hydrogen & Fuel Cells Canada
Ocean Renewable Energy Group
One Sky
Powerex Corp.
Sierra Legal Defence Fund
Taylor Munro Energy Systems, Inc.
Terasen Gas Inc.
AJM Petroleum Consultants
Alberta Electric System Operator
Energy and Utilities Board de l'Alberta
ATCO Power Canada Ltd.
BP Canada
Calgary Energy Consultants Ltd.
Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP)
Association canadienne de pipelines d'énergie (ACPE)
Canadian Gas Potential Committee
Canadian Society for Unconventional Gas
Association charbonnière canadienne
Forward Energy Group Inc.
Commission géologique du Canada
NOVA Chemicals Corporation
Pembina Institute
Shell Canada
Spectra Energy
TransCanada PipeLines Limited
Van Ham Resources Inc.
Alberta Department of Energy
Alberta Employment, Immigration and Industry
Alberta Energy Research Institute
Alberta Environment
Alberta Research Council
University of Alberta
NorthPoint Energy Solutions
SaskPower
Ministère des Finances de la Saskatchewan
Ministère de l'Industrie et des Ressources de la Saskatchewan
SaskEnergy
TransGas Limited
Association of Major Power Consumers in Ontario
Énergie atomique du Canada
C4SE
Citizens for Renewable Energy
Ville du Grand Sudbury
Conserver Society of Hamilton & District
CVRD Inco
Elenchus Research Associates
Enbridge Gas Distribution
Société indépendante d'exploitation du réseau électrique
Ontario Energy Association
Commission de l'énergie de l'Ontario
Ontario Mining Association
Office de l'énergie de l'Ontario
Ontario Power Generation
Pollution Probe
Ventus Energy Inc.
Biocap Canada Foundation
Association canadienne des fabricants de produits chimiques
Association canadienne de l'électricité
Association canadienne du gaz
Association canadienne de l'hydroélectricité
Association canadienne du ciment
Ville d'Ottawa – Projets touchant la qualité de l'air et
l'énergie
COGENCanada
Conference Board du Canada
Environnement Canada
Association des produits forestiers du Canada
Association des consommateurs industriels de gaz
Informetrica Limited
Ressources naturelles Canada
Pembina Institute
Statistique Canada
Association de l'industrie électrique du Québec
Gaz Métro
Groupe environnemental STOP
HEC-Montréal
Hydro-Québec Distribution
Hydro-Québec Production
Ministère des Ressources naturelles du Québec
Mouvement Au Courant
Ressources naturelles Canada
Université Laval
Friends of Rockwood Park
Parti Vert du Canada
Corporation de transport Énergie NB
Ministère de l'Énergie du Nouveau-Brunswick
Commission de l'énergie et des services publics du Nouveau-Brunswick
Exploitant de réseau du Nouveau-Brunswick
Atlantic Provinces Economic Council
Canada - Nova Scotia Offshore Petroleum Board
Conserve Nova Scotia
Ecology Action Centre
Jacques Whitford Ltd.
Maritime Conference
Maritimes & Northeast Pipeline Management Ltd
Nova Scotia Department of Energy
Petroleum Research Atlantic Canada
Ventus Energy Inc.
Youth Environmental Network
Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers
Centre for Marine CNG
CLEANf/Ld
Ministère des Ressources naturelles, direction de l'Énergie
Université Memorial
Abha Bhargava
Anita Dodd
Kevin Hnatiuk
John McCarthy
David Michaud
Paul Mortensen
Wendy Olan
Lorna Patterson
Christian Rankin
Bill Seney
Tara Smolak
Stéphane Thivierge
Bill Wall