
L'avenir énergétique du Canada - Scénario de référence et scénarios prospectifs jusqu'à 2030 - Aperçu de la méthodologie utilisée
Des études du type de celle présentée dans le rapport sur L'avenir énergétique du Canada font partie du mandat de l'Office national de l'énergie (ONÉ), qui consiste à surveiller tous les aspects propres à l'offre, au transport et à la consommation d'énergie au Canada. L'information ainsi présentée par l'ONÉ cadre avec un des buts qu'il vise, soit que les Canadiens profitent d'infrastructures et de marchés énergétiques efficients.
Depuis longtemps déjà, plus exactement depuis 1967, l'ONÉ fournit à la population canadienne de l'information sur l'avenir énergétique du pays. Le dernier rapport qu'il avait produit sur le sujet remontait à l'été 2003.
C'est à l'automne 2005 que l'ONÉ a commencé à travailler à ce rapport. La première étape consistait à recueillir de l'information sur diverses questions auprès d'un certain nombre de sources, dont des spécialistes du domaine de l'énergie. Nombreux sont ces spécialistes qui ont présenté des exposés aux membres du personnel de l'ONÉ dans le cadre d'une série de conférences et d'un forum de discussion.
Par ailleurs, deux rondes de séances de consultation ont été tenues d'un bout à l'autre du Canada et plus de 200 personnes, représentant l'industrie, le gouvernement, des organisations non gouvernementales et le monde universitaire, y ont pris part. Une équipe composée de membres du personnel de l'ONÉ a consacré presque un an à la modélisation et à l'analyse, ainsi qu'à la rédaction du rapport.
La méthode d'analyse prévoyait le recours à des scénarios, lesquels permettaient d'entrevoir des avenirs éventuels.
Le scénario de référence porte sur la période de 2005 à 2015. Il se fonde sur ce qui existe déjà et représente l'évolution possible de la filière énergétique pendant cette période, au meilleur des connaissances accumulées à ce jour. Les trois autres scénarios, qualifiés de prospectifs, couvrent la période de 2005 à 2030. D'une portée plus large par nature, ils tiennent compte de possibilités diverses aux chapitres des politiques gouvernementales, des situations géopolitiques, des prix de l'énergie, de l'évolution technologique et des taux de croissance économique.
La croissance de l'économie, la production brute et le revenu disponible des particuliers ont servi à produire des perspectives sur l'offre et la demande. Les tendances marquant la demande d'énergie sont particulièrement influencées par les taux de croissance économique générale, la structure de l'économie canadienne et la distribution du produit intérieur brut (PIB) selon les régions. Aux fins du rapport, les taux de croissance du PIB oscillent entre 1,8 % et 2,5 % par année selon les scénarios prospectifs, tandis que celui utilisé pour le scénario de référence est de 2,9 %.
Dans le rapport, l'analyse ayant trait aux émissions de gaz à effet de serre (GES) se limite au contexte canadien de certaines activités précises, comme la prise de mesures visant à accroître l'efficacité énergétique, l'amélioration des systèmes de gestion de l'énergie ou l'investissement dans la capture de dioxyde de carbone et son stockage. Elle ne tient pas compte de crédits d'émission de GES, prenant par exemple la forme de compensations ou de mécanismes internationaux, puisque le rapport se concentre sur les marchés de l'énergie du Canada et les émissions de GES qui y sont associées. L'analyse ne tient pas compte des initiatives prises en dehors du cadre énergétique.
Des prix hypothétiques (en dollars américains) pour le pétrole ont été établis à l'égard de chacun des scénarios : 50 $ le baril pour le scénario de référence et en Maintien des tendances, 35 $ le baril en Triple-E et 85 $ le baril en Îles fortifiées.
Prix du pétrole brut West Texas Intermediate à Cushing, en Oklahoma
Des prix hypothétiques (en dollars américains de 2005) ont aussi été établis pour le gaz, toujours à l'égard de chacun des scénarios : 7,00 $ par million de BTU pour le scénario de référence et en Maintien des tendances, 5,50 $ en Triple-E et 12,00 $ en Îles fortifiées.
Les prix de l'électricité peuvent varier selon la région en fonction de la part occupée par les différents combustibles servant à sa production, des marges de réserve et de la croissance de la charge. Une augmentation des prix de l'électricité est attendue dans tous les cas.